Les derniers mois n’ont pas été faciles pour le couple de Lac-à-la-Tortue, qui a dû s’entraîner en vue de la Classique de canots sur une base quotidienne, en plus de s'occuper de leur vie familiale. «Ça fait un bon six mois qu’on s’entraîne et disons que c’est beaucoup d’organisation. Je n’avais jamais fait de canot à part à quelques reprises avec mon copain. J’ai toujours été une sportive lorsque j’étais jeune, alors que j’ai joué au hockey, à la balle, etc. Ça a vraiment représenté un gros défi pour moi de me remettre en forme comme ça tout un été», raconte Mélissa Saint-Jean.
Le duo a appris à se connaître pendant ces mois d’entraînement, qui ont été loin d’être toujours faciles malgré leur bonne complicité. «On a demandé à grand-papa et grand-maman de garder les enfants. S’entraîneur en vue de la Classique, ça veut dire des pratiques de quatre à cinq fois par semaine, à raison de deux heures chaque fois. On voulait passer plus de temps ensemble, ce qu’on avait moins eu le temps d'avoir dans les derniers temps. Disons qu’on a appris à se connaître dans les bons, comme les moins bons côtés», mentionne André Joly, un sourire en coin.
Le seul fait de terminer les trois étapes du parcours en temps représentera un bel exploit pour le couple. «Notre but sera vraiment de terminer le parcours, peu importe le résultat. J’ai fait la course de Magog et c’est arrivé à quelques reprises que j’aie le goût de lâcher. Après la première journée, j’étais complètement déshydratée», se souvient Mélissa, qui croit qu'elle sera en mesure de compléter la Classique après cette course très exigeante.


