Les compteurs intelligents s'implantent tranquillement

Les nouveaux compteurs se déploieront en Mauricie au cours de l'année

Geneviève Beaulieu-Veilleux genevieve.beaulieuveilleux@tc.tc
Publié le 15 octobre 2014
Linda MacCulloch s'inquiète des effets de l'implantation des compteurs intelligents en région.
Photo - Gracieuseté

TECHNOLOGIE. La nouvelle génération de compteurs intelligents d'Hydro-Québec s'implante tranquillement en Mauricie. Cette transformation préoccupe toutefois certains citoyens en raison, notamment, de risques sur la santé. TC Media a tenté d'y voir plus clair.

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D'abord, mentionnons que le projet de remplacement du parc de compteurs prévoit 81 millions de dollars en économie annuelle à partir de 2019, soit à la fin du déploiement de la technologie. La Société d'État procède à ce remplacement puisque la majorité des compteurs de son parc était en fin de vie et elle indique que ces économies auront une incidence positive sur l’évolution des tarifs.

Une technologie sans risque?

«Lorsqu'on a choisi la technologie qui irait avec notre produit, on s'est assuré qu'elle respectait les normes en vigueur, notamment pour Santé Canada en termes de limite d'émission en radiofréquence», soutient le porte-parole d'Hydro-Québec Patrice Lavoie. Il ajoute d'ailleurs que cette émission est 120 000 fois en dessous de la limite permise au pays et que les questions de santé ont été traité sous toutes ses coutures lors de 19 jours d'audiences publiques.

En région, le regroupement «Mauricie refuse» tient cependant à sensibiliser les citoyens sur cette transformation qui entre dans la vie des individus. Sans vouloir dramatiser la situation, les militants se préoccupent des risques potentiels liés à cette technologie des compteurs de 2e génération.

Linda MacCulloch, porte-parole de Mauricie Refuse, s'inquiète de cette mutation. «En premier lieu, il y a les impacts sur la santé qui me parlent. Je connais des gens qui sont tombés vraiment malades à la suite de contact avec ces nouveaux compteurs», indique la résidente de Saint-Narcisse.

Il faut savoir que des symptômes comme des maux de tête, des maux de cœur, de la perte d’appétit, des étourdissements ou encore de l'insomnie ont déjà été répertoriés par des personnes et reliés par certaines études en lien avec les radiofréquences émises par la nouvelle génération de compteurs. Les personnes dites «électro sensibles» seraient selon le regroupement particulièrement à risque de souffrir de ces désagréments.

Pourtant, du côté d'Hydro-Québec, on se fait rassurant. «On ne nie pas les symptômes de ces personnes. On présume que ces personnes sont de bonne foi. Cependant, ce qu'on dit c'est que selon notre analyse, ces symptômes ne peuvent être liés aux radiofréquences émises par nos compteurs», mentionne M. Lavoie.

Il en profite pour parler de l'effet «nocébo» qui a été observé chez certains citoyens. Un peu à la façon de l'effet placebo, les personnes qui se croient électro sensibles sont convaincues que leur situation empire en présence d'objets émettant des radiofréquences.

«Ce qui m'agace c'est qu'on nous impose un appareil ayant des risques pour la santé humaine. Toutefois, Hydro-Québec est appuyé par des organismes comme Santé Canada, mais les normes canadiennes sont parmi les plus élevées (en termes de limite d'émission) dans le domaine. Cela revient à dire qu'on utilise une mesure désuète, alors qu'on devrait refaire les normes pour bien comprendre la situation», déplore Mme MacCulloch. La dame a d'ailleurs choisi de vivre dans une demeure absente de ces ondes qu'elle juge néfastes.

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Mauricie Refuse

Hydro-Québec