Le chantier de l'ancien hôtel de La Salle fermé


Publié le 17 mars 2017

Démolition de l'ancien hôtel de La Salle du secteur Grand-Mère.

©(Photo TC Media Patrick Vaillancourt)

DÉMOLITION. La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a pris la décision de fermer le chantier du site de l'ancien hôtel de La Salle puisque l'entreprise Construction démolition GB ne respectait par certaines règles.

Un inspecteur de la CNESST s'est rendu sur les lieux le 16 mars et a constaté que l'employeur ne respectait pas les règles pour le ramassage des débris contenant de l'amiante, ainsi que pour l'équipement individuel des employés. «Le chantier restera fermé jusqu'à ce que l'employeur nous fasse parvenir une méthode de travail adaptée pour le ramassage des débris. Pour nous, c'est tolérance zéro lorsqu'il y a une présence d'amiante», indique Maxime Boucher, porte-parole à la CNESST.

Pourtant, la présence d'amiante dans le bâtiment était stipulée dans le devis de la Ville de Shawinigan, et la CNESST avait reçu l'avis d'ouverture du chantier de démolition de la compagnie, ainsi que les méthodes de travail supplémentaires pour la démolition de l'immeuble qui contient de l'amiante. «La procédure que nous avons reçue respectait nos règles, mais on devra vérifier si cette procédure a été respectée lors de la démolition. Sinon, il pourrait y avoir des sanctions contre l'entreprise. Une chose est certaine, ce n'était pas sensé de se faire de cette façon», indique le porte-parole.

M. Boucher explique que lorsqu'il y a de l'amiante dans un bâtiment qui doit être démoli, tous les matériaux où il est possible de trouver de l'amiante à l'intérieur sont enlevés avant, ce qui empêche d'avoir de la poussière d'amiante lors de la démolition. «Dans ce cas-ci, ça n'a pu être fait en raison de la dangerosité de l'immeuble, pour la sécurité des travailleurs et du public. Aussi, l'écroulement comme tel du bâtiment a été soudain. Tout est devenu des débris en tas, et on ne sait pas ce qui peut contenir de l'amiante ou non dans les débris. C'est pourquoi le chantier de ramassage a été fermé. C'est devenu un risque élevé. Selon les procédures reçues, le bâtiment devait tomber section par section.»

À la Ville de Shawinigan, le directeur des communications François St-Onge affirme que la présence d'amiante était connue dans ce bâtiment, et l'information se trouvait dans le devis. «C'était au maître d'œuvre du chantier, à l'entreprise à voir au bon déroulement des procédures. De notre côté, notre responsabilité était de s'assurer d'avoir un bon prix. Comme c'était une situation d'urgence, le contrat n'a pas été donné suite à un appel d'offres.»

Rappelons qu'un contrat a été octroyé par la Ville de Shawinigan le 3 mars dernier à Construction démolition GB, au montant de 245 000 $ plus taxes.