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André Léveillé veut passer le flambeau

Le maire de Saint-Prosper Michel Groleau briguera la mairie de Saint-Tite


Publié le 27 septembre 2017

André Léveillé et Michel Groleau.

©(Photo TC Media - Myriam Lortie)

POLITIQUE. Après avoir longuement muri sa décision, André Léveillé annonce qu'il tire officiellement sa révérence à la mairie de Saint-Tite, après deux mandats consécutifs. Il donne aujourd'hui son appui au maire sortant de Saint-Prosper, Michel Grosleau, qui souhaite revenir dans sa ville natale.  

André Léveillé
(Photo TC Media - Myriam Lortie)

Après huit ans à la mairie, à 74 ans, même si la passion est encore là, André Léveillé souhaite maintenant diminuer la cadence. «J'ai travaillé toute ma vie, je vais avoir un rythme moins intense», explique-t-il. «J'ai une bonne santé encore, mais je dois modérer.»

N'empêche qu'il n'aurait pas hésité à solliciter un troisième mandat si son ami Michel Grosleau, qu'il considère comme une relève solide, ne s'était pas présenté. L'idée a commencé à germer à l'automne 2016, soit un an avant les élections.

Je le connais, je l'ai vu aller dans sa municipalité. C'est un rassembleur qui a une vision de l'avenir.

André Léveillé, maire sortant à Saint-Tite

«Je passe le flambeau à Michel parce qu'il a la compétence pour le faire. Il faut avoir fait de la gestion dans sa vie pour être maire», laisse tomber Léveillé. «Je le connais, je l'ai vu aller dans sa municipalité. C'est un rassembleur qui a une vision de l'avenir.»

Si l'effervescence de la politique municipale risque de lui manquer, André Léveillé ne délaisse pas l'implication citoyenne pour autant. Il continuera de s'impliquer, notamment au sein de la corporation de développement économique de Saint-Tite.

Ses plus grandes fiertés sont le développement industriel, le début du projet de mise aux normes de l'eau potable et la revitalisation de la ville par diverses activités.

«J'ai vécu une expérience extraordinaire que je n'aurais jamais pensé vivre à la mairie de Saint-Tite. J'ai eu deux bons conseils, de bons gestionnaires et de bons employés», tient-il à ajouter.

Michel Groleau de retour aux sources

«C'est un nouveau défi», laisse tomber Michel Grosleau, 62 ans. L'actuel maire de Saint-Prosper avoue que la décision n'a pas été facile à prendre, mais qu'il quittera avec la satisfaction du devoir accompli. «L'occasion s'est présentée, la porte était ouverte, il faut prendre le train quand il passe.»

André Léveillé et Michel Groleau.
(Photo TC Media - Myriam Lortie)

Originaire de Saint-Tite, Michel Grosleau œuvre dans la politique municipale de Saint-Prosper dans la MRC des Chenaux depuis environ 25 ans, où il a été conseiller municipal pendant dix ans avant d'accéder au poste de maire qu'il occupe aujourd'hui depuis une quinzaine d'années. Il a notamment travaillé à la mise en place du projet de 20M$ pour la mise aux normes de l'eau potable conjointement avec Saint-Stanislas.

Ses priorités, s'il est élu lors du scrutin du 5 novembre prochain, sont justement l'aboutissement du projet de mise aux normes de l'eau potable à Saint-Tite, le développement économique, la relation avec le Festival Western de St-Tite, le développement résidentiel et la poursuite de la revitalisation de la ville pour attirer de jeunes familles.

Son plus grand défi? «Assurer une continuité avec le travail qu'a fait André Léveillé ces huit dernières années», indique-t-il.

Michel Grosleau est aujourd'hui retraité d'Hydro-Québec, ce qui lui laisse, selon lui, amplement le temps de gérer les affaires d'une plus grande population. La Municipalité de Saint-Prosper compte plus de 500 citoyens alors que la Ville de Saint-Tite compte quelque 4000 citoyens.

Il croit que son expérience et sa formation de gestionnaire municipal de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) seront des atouts. Il siège également sur le conseil d'administration de la FQM.

Il a, lui aussi, le sentiment de laisser sa municipalité entre bonnes mains, alors qu'une relève devrait déposer sous peu sa candidature à la mairie. Il s'agirait d'un ancien conseiller municipal. «Je peux partir la tête tranquille, je sais qu'il va bien administrer la municipalité.»