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Comment devenir millionnaire?

Le marché immobilier demeure une valeur sûre croit Michel Grondin


Publié le 19 juin 2017

Bien qu’il ait fait fortune avec l’essor du web dans les années 2000, Michel Grondin estime que le marché immobilier est aujourd’hui une avenue plus sûre pour faire fructifier son capital.

©(Photo TC Media)

Ne rêvez plus à votre start up racheté à prix d’or par les Google et Facebook de ce monde. Oubliez le billet de loterie chanceux qui vous propulsera au sommet de l’échelle sociale. Le marché de l’immobilier demeure encore le meilleur moyen de devenir millionnaire en 2017.

C’est en tout cas la prétention de Michel Grondin qui a fait fortune dans les années 2000 en développant puis revendant des concepts (Concours Canada, IPoints, Merkado, etc.) au moment où le web prenait son envol planétaire.

«Les gouvernements ont serré la vis aux institutions financières qui avaient créé cette crise. immobilière»

MIchel Grondin

Aujourd’hui, après avoir visité plus de trente pays de par le monde, le Trifluvien ne croit plus autant au potentiel de croissance de la révolution 2.0. Une valeur sûre comme l’immobilier constitue une avenue plus sécuritaire et porteuse à moyen et long terme.

«À cause de l’endettement, il y a de moins en moins de gens qui peuvent s’acheter une maison et conséquemment, de plus en plus qui vivent en logement», explique Michel Grondin. Sa recette pour devenir millionnaire dans l’immobilier mise d’ailleurs sur cette clientèle en expansion pour les années à venir.  «Il y a ceux qui ne peuvent devenir propriétaires mais il y a aussi les baby boomers qui vendent leur propriété pour devenir locataires. Les couples qui se séparent et qui retournent en logement.»

Se qualifiant de dragon immobilier, Michel Grondin croit que la Mauricie est mûre pour les investisseurs prêts à faire fructifier leur capital. «Les prix sont moins chers ici», relate-t-il. Plus concrètement, sa recette pour devenir millionnaire est basée sur l’acquisition de cinq duplex avec une hypothèque de 25 ans maximum. Des propriétés de ce type offrent selon lui l’avantage de compter sur une clientèle généralement plus aisée qui peut conséquemment se payer des loyers plus dispendieux.

Et si on lui rappelle l’année 2008 où la crise immobilière a jeté des milliers de propriétaires à la rue aux États-Unis notamment, Michel Grondin se fait rassurant en disant que ça ne se reproduira plus. «Les gouvernements ont serré la vis aux institutions financières qui avaient créé cette crise.» Terminé les prêts qui pouvaient s’échelonner sur plus de 40 ans et le taux d’endettement des futurs acquéreurs est désormais scruté à la loupe. Un marché qui s’est autodiscipliné estime le dragon.

Et s’il a à investir entre le résidentiel et le commercial, Michel Grondin opte pour le premier sans hésiter. «On n’a qu’à regarder ce qui se passe au Cap-de-la-Madeleine. Un secteur commercial peut se vider au profit d’un autre secteur de la ville et on se retrouve avec des locaux qui ne trouvent plus preneurs. C’est un phénomène qui arrive rarement dans le résidentiel», conclut-il.