Mission: Développer une main d'œuvre de qualité

La persévérance scolaire au cœur des préoccupations

Geneviève Beaulieu-Veilleux genevieve.beaulieuveilleux@tc.tc
Publié le 19 novembre 2014
On retrouve Martin Simoneau, de Réunir Réussir, Denis Lemaire, président de la TREM, ainsi que Katya Pelletier, coordonnatrice à COMPERES.
Photo - TC Media/Geneviève Beaulieu Veilleux

RÉUSSITE. Encore en 2014, le décrochage scolaire touche un jeune sur cinq. C'est pour contrer cette tendance et mettre en place diverses initiatives régionales que travaillent la Table régionale de l’éducation de la Mauricie (TREM) et son comité de travail, le Comité mauricien sur la persévérance et la réussite scolaires (COMPERES). Ces organismes et leurs partenaires ont présenté leur dernier bilan, ainsi que leur plan d'action pour l'année à venir.

«Avec la situation économique présente en Mauricie, on travaille plus que jamais à contre-courant. Cependant, les résultats sont présents et le travail d'équipe peut faire la différence», a noté le président de la TREM Denis Lemaire.

Pour lui, il est important de continuer à travailler de concert avec les partenaires afin de faire monter le taux de diplomation des jeunes du primaire jusqu'à l'université de façon à atteindre la cible du 80%. Un objectif ambitieux, mais «réaliste» pour les intervenants.

«On aurait tendance à croire que la diplomation irait vers la baisse dans le contexte actuel, mais on observe plutôt de bons succès. La persévérance scolaire est aussi synonyme de formation de main d'œuvre qualifiée pour la région», poursuit M. Lemaire qui salue le partenariat fructueux avec l'organisme Réunir Réussir.

Les besoins locaux entendus

«Notre travail au quotidien est vraiment de créer une mobilisation. On travaille de pair avec les acteurs locaux pour combler des besoins ciblés qui nous sont rapportés par les jeunes et les parents de chaque milieu», souligne Katya Pelletier, coordonnatrice de COMPERES.

Parlant des réussites du mandat, le projet d'aide aux devoirs (toutes régions confondues) est un exemple de franc succès. «Juste par le témoignage des parents et des jeunes, on voit que la réussite est au rendez-vous lorsqu'on met du temps.» Des programmes comme M. Bonheur (Mékinac) ou Temps-Go (Shawinigan) ont particulièrement la côte. 

Autre fait intéressant, le taux de diplomation et de qualification sur une période de sept ans augmente considérablement en région, se chiffrant à 76% pour le secteur public et privé réuni. Pour consulter le bilan et les actions qui seront posées dans l'avenir, on invite les gens à se rendre au www.soyonscomperes.com

Quel avenir pour la commission scolaire de l'Énergie?

«On parle de fusions. Ce qu'on voit, ce qu'on entend dans le moment: c'est que le ministère tend vers le maintien de deux commissions scolaires en Mauricie. Il faut cependant se garder une bonne gêne puisque l'annonce ne sera faite que demain (jeudi)», mentionne Denis Lemaire.

À savoir si le directeur général de la Commission scolaire de l'Énergie a une idée du projet du gouvernement Couillard qui redessinerait les frontières des deux commissions scolaires, il répond n'en avoir «aucune». «Pour le moment, nous n'avons eu directive orale ou écrite avec le MELS. Tout ce qu'on sait c'est ce qui circule dans les journaux…», poursuit-il.

La réussite scolaire en chiffres

Actions régionales et locales: 21

Partenaires: 30

Territoires concernés: 6

Jeunes rejoints: 8000 Écoles impliquées: 65