Deux nouvelles bourses au Séminaire Sainte-Marie

Patrick Vaillancourt patrick.vaillancourt@tc.tc
Publié le 22 juin 2016
Sur la photo, Chloé Jacob, membre du conseil d'administration de la fondation, Dominique Oury, président de la fondation, et Luc Trudel, directeur du SSM.
(Photo TC Media Patrick Vaillancourt)

ÉDUCATION. La Fondation du Séminaire Sainte-Marie (SSM) a annoncé la mise en place de deux nouveaux programmes de bourses dès la prochaine scolaire destinés à des familles avec un revenu plus modeste.

Le premier programme de bourses, «Parrainage des anciens», s'adresse aux jeunes qui présentent un bon profil académique, mais pour qui l'accès à l'école privée est impossible. Ces jeunes seront parrainés par des anciens qui s'engageront à assumer l'ensemble de leurs droits de scolarité jusqu'à la fin de leurs études secondaires. Ils pourront être recommandés par des organismes communautaires avec lesquels le SSM a réalisé des partenariats. Le montant d'inscription est de 3700$ par année, à l'exception de l'uniforme et des fournitures scolaires.

Le second programme de bourses se nomme «Coups de pouce», et il s'adresse aussi à des jeunes présentant un bon profil académique, mais pour qui la capacité d'assumer les frais de l'école privée est en partie limitée. À la différence du programme «parrainage des anciens», les parents assument une partie des frais de scolarité et la bourse est variable et tient compte du nombre d'années d'inscriptions de l'élève.

Le nombre de bourses est limité en fonction des places disponibles, soit de 5 à 10. Il suffit de contacter le SSM au numéro 819 539-5493.

Notons que le programme de bourses déjà en place qui aide une vingtaine de jeunes demeure actif.

«L'éducation est importante dans la famille lorsqu'un jeune vient au SSM, exprime le directeur Luc Trudel. Nous avons un taux de réussite de 98,1% en grande partie dû à la qualité de l'enseignement, à la culture de l'excellence transmise aux jeunes, et surtout à la présence de services professionnels complets sans listes d'attentes.»

De son côté, le président de la Fondation du SSM, Dominique Oury, soulignait que la fondation allait se tourner vers son rôle, soit l'encadrement des jeunes, favoriser l'accès au SSM, et que l'enseignement ne soit pas seulement réservé à l'élite.

Précarité

Depuis quelques années, l'avenir du SSM est précaire. Seulement 200 jeunes sont inscrits pour la prochaine année scolaire, alors que 250 inscriptions sont nécessaires afin que l'établissement d'éducation puisse faire ses frais.

«Le budget a été adopté le 8 juin dernier, et nous avons les moyens de passer au travers de la prochaine année scolaire sans aucun problème, ajoute Luc Trudel. Nous vivons dans un contexte d'une diminution de la clientèle depuis une quinzaine d'années. Depuis quelques années, on travaillait toujours dans un contexte de survie. Depuis que je suis arrivé, nous travaillons plutôt sur un contexte de développement à long terme. On a commencé à se donner des orientations, les enseignants et les parents seront mis à contribution, et à l'automne on pourra dévoiler plus de détails.