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Festival western: des retombées pour l'éducation


Publié le 12 septembre 2017

De gauche à droite: Stéphane Drolet (responsable des infrastructures), Lucie Beaupré (trésorière), Josée Gignac (responsable des réservations), Marie-Josée Lepage (directrice adjointe de l’école), Denis Bourassa (coordonnateur).

©(Photo gracieuseté)

FESTIVAL. Depuis maintenant 50 ans, le petit village de Saint-Tite se transforme pendant deux semaines en septembre. Saint-Tite devient western… et l'école secondaire Paul-Le Jeune aussi.

Le personnel enseignant et les élèves mettent la main à la pâte afin que l'école Paul-Le Jeune puisse aussi profiter des retombées du Festival western.

Depuis maintenant 30 ans, le terrain de l'école secondaire est transformé pour offrir des terrains de camping aux visiteurs. «Pour une première année, notre camping affiche complet. Nos 600 terrains sont loués. Comme nouveauté cette année, nous offrons le wi-fi à nos visiteurs à la grandeur du terrain», indique Denis Bourassa, le coordonnateur du camping et enseignant à l'école depuis 27 ans.

En plus du camping, une équipe de jeunes ramasse les bouteilles aux Grandes estrades après chaque activité. De plus, le comité à l'école affecté pour l'organisation pendant le festival détient un stationnement et les fonds appartiennent à l'école. Il y a aussi des roulottes commerciales qui sont disposées sur le terrain de l'école, alors les frais de location reviennent à l'institution d'éducation.

Il s’agit de milliers de dollars en retombées économiques pour l'école Paul-Le Jeune. L'année dernière, tous les ordinateurs du local informatique ont pu être remplacés. De nouveaux instruments musicaux peuvent être achetés. De plus, l'argent recueilli permet aux élèves de secondaire 2 jusqu'au secondaire 5, de réaliser leur voyage de fin d'année. Le Club plein air profite aussi des retombées, tout comme le programme en adaptation scolaire, les activités sociales, et les frais d'inscription sont réduits pour les équipes sportives.

«Environ 80% des membres du personnel s'implique. Nous avons deux journées pédagogiques les vendredis pendant le festival, et les professeurs peuvent faire leur journée en se présentant sur le terrain. La direction est toujours présente lors de nos réunions de comité, et nous avons une belle collaboration. Nous avons tourné les inconvénients du festival en avantage pour nous. Chaque dollar qu'on peut aller chercher, on met de l'effort, parce que les retombées sont toutes pour les élèves», ajoute M. Bourassa.

Et comment les jeunes réagissent-ils pendant le festival? «Les jeunes ont été élevés dans la culture du festival western. La plupart travaillent dans un kiosque ou pour un membre de la famille. À Paul-Le Jeune, nous avons deux rentrées scolaires: celle tout juste avant le festival, et celle après. Dans le fond, c'est comme si notre école avait gagné à la loto gagnant à vie!», exprime le coordonnateur du camping de l'école.

Ce dernier rappelle qu'il n'y a aucune installation pour les élèves qui sont sacrifiés au profit des installations pour le festival western.