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Scénariste, rédacteur en chef et… romancier

Bernard Lepage par Bernard Lepage
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Article mis en ligne le 24 novembre 2007 à 16:34
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Scénariste, rédacteur en chef et… romancier
Auteur! Scénariste! Rédacteur en chef! Joël Champetier porte plusieurs chapeaux. Le romancier de Saint-Séverin travaille par exemple depuis quelques mois sur la scénarisation du roman [:AC:]BVi>Oniria, de Patrick Sénécal, en compagnie du maître du thriller québécois lui-même. Photo L'Hebdo / Bernard Lepage
Scénariste, rédacteur en chef et… romancier
Le dernier Salon du livre de Montréal lui a permis de remettre son chapeau préféré: celui d'auteur. Joël Champetier le confesse lui-même: il a été pingre de sa plume ces dernières années, trop occupé à scénariser des films et à diriger la revue littéraire Solaris.
À la Place Bonaventure il y a une semaine, le romancier de Saint-Séverin-de-Prouxville prenait place au kiosque des éditions Alire pour y promouvoir son dernier roman Le voleur des steppes paru le printemps dernier.

L'ouvrage de plus de 600 pages succède à Les sources de la magie lancé il y a cinq ans. Les personnages principaux de son nouveau roman apparaissaient d'ailleurs furtivement dans le précédent. Le trait commun entre les deux romans est l'univers de Contremont avec ses magiciens, ses créatures féroces, ses lieux singuliers qui constituent un encrier fertile dans lequel Champetier aime manifestement tremper sa plume. «Ce n'est pas une suite par contre, précise-t-il. Les histoires sont totalement indépendantes l'une de l'autre.»

Ici, le lecteur suit les péripéties de Yarg – le voleur des steppes – et de Sarouelle, une courtisane à quatre bras et aux mœurs légères. C'est le secret de l'identité de Yarg qui constitue la trame du roman puisque dès les premières pages, on découvre que le personnage principal est amnésique. Affrontant d'innombrables dangers et ennemis, le périple du couple n'a rien à envier par moment à l'épopée d'Ulysse ou aux voyages de Gulliver.
Univers magique qui perd de sa magie…
Dans la frénésie qui a entouré la parution de la série Harry Potter, des dizaines de romans du même genre se sont retrouvées sur les rayons des librairies, tantôt avec succès, tantôt dans l'indifférence. Écrivain respecté dans le milieu, Joël Champetier ne cache pas que cet univers magique qui l'a toujours inspiré, bien avant qu'il ne devienne un genre littéraire à la mode, a incidemment perdu un peu de sa magie.
Qu'à cela ne tienne, Le voleur des steppes n'est justement pas sans lancer un clin d'œil à la walmartisation de ce genre littéraire. Ses héros ne sont pas toujours nobles et leurs idéaux… encore moins. Dans la fantasy (n.d.l.r.: genre littéraire mélangeant les légendes, les mythes et les contes), on assiste généralement entre un combat entre le bien et le mal. La conclusion se termine souvent par le couronnement d'un roi. Rien de tout cela dans l'univers de Champetier qui explore plutôt la psychologie des petites gens, avec leurs travers.
Retour au cinéma
Absent de la scène littéraire durant cinq ans, l'Abitibien d'origine promet de revenir plus tôt cette fois-ci. Avouant avoir attrapé la piqûre du cinéma lorsqu'il a scénarisé son roman La peau blanche sortit sur les grands écrans en 2004, le technicien en matières plastiques travaille présentement sur un autre projet de scénario pour le 7e Art.
Éblouissement - ou Reset dans sa version anglaise - est à mi-chemin entre la science-fiction et le thriller relève-t-il sans en dire plus, sinon que l'action se déroulera à Saint-Tite, en Mauricie. Le scénario a déjà été déposé auprès de la Sodec et de Téléfilm Canada mais bien d'autres étapes seront nécessaires avant d'en arriver à la distribution et au tournage.

De toute façon, Champetier s'est assuré de ne pas travailler dans le vide, car Éblouissement sortira, film ou non, sous forme de roman.
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