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«On ne lâchera pas le morceau» - Luc Arvisais

Bernard Lepage par Bernard Lepage
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Article mis en ligne le 7 décembre 2007 à 17:00
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«On ne lâchera pas le morceau» - Luc Arvisais
Luc Arvisais, directeur général du CLD Shawinigan. Photo L'Hebdo / Bernard Lepage
«On ne lâchera pas le morceau» - Luc Arvisais
Promesse de Luc Arvisais, les dollars des gouvernements qui tombent sur Shawinigan depuis une semaine n'auront pas le temps de faire des intérêts!
«Ça va se dépenser rapidement, assure-t-il. Ça ne servira pas à faire grossir les structures, mais à permettre à nos entreprises qui ont des projets d'expansion d'aller de l'avant plus rapidement.»

Le directeur général du CLD est satisfait de la réponse rapide des deux paliers de gouvernement jusqu'ici, mais il n'est pas question d'en rester là. «On attend toujours d'Ottawa et Québec qu'ils nous versent un million de dollars chacun», souligne-t-il en parlant du fonds de développement de 3,5 millions$ annoncé par Shawinigan lundi matin.

Le 1,05 million$ annoncé par le ministre Raymond Bachand et le 1,2 million$ de son homologue fédéral Jean-Pierre Blackburn sont bien sûr les bienvenus, mais ces sommes proviennent de programmes déjà existants pour les communautés vivant une crise comme celle qui secoue Shawinigan. «Murdochville et La Baie ont eu droit dans le passé au même traitement.»

Dans l'attente de la confirmation de la venue de Claude Béchard (Ressources naturelles) et Nathalie Normandeau (Affaires municipales) dans les prochains jours, Luc Arvisais espère bien que cette visite ministérielle donnera l'occasion à Québec de débloquer de l'argent neuf pour Shawinigan.

Quant au million$ demandé à Abitibi Bowater pour ce même fonds, Luc Arvisais précise que la demande sera formellement déposée dans les prochains jours auprès de la haute direction. «Disons que les derniers contacts officiels ont eu lieu le 29 novembre lorsqu'on nous a appris que la Belgo allait fermer ses portes.»
Avantage stratégique
Le bloc patrimonial d'énergie est un autre point sur lequel Luc Arvisais et la mairesse Lise Landry comptent se montrer intransigeant. «Shawinigan était prospère lorsqu'elle contrôlait son énergie. La nationalisation de l'électricité nous a fait perdre le seul avantage stratégique dont nous disposions. On ne veut pas «municipaliser» les barrages, mais Québec peut reconnaître le rôle historique joué par Shawinigan en nous accordant un bloc énergétique dont nous pourrions disposer pour attirer les entreprises chez nous.»

Là aussi, pas question pour les interlocuteurs shawiniganais de se contenter de réponses évasives comme celle servie par le ministre Raymond Bachand lundi dernier. Ce dernier avait esquivé la question des journalistes en mentionnant que Québec aurait toujours de l'énergie disponible lorsqu'il serait question de création d'emplois. «S'il faut mobiliser la population de Shawinigan pour obtenir notre dû, on va le faire», déclare Luc Arvisais.
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