OPINION-Au moins conservons le weekend!
Le Rendez-vous des arts de la rue de Shawinigan (RVARS) n'est plus. Les autorités de la ville ont reconsidéré leur engagement financier et en coupent la moitié.
Cela n'en prenait pas plus pour que la directrice générale mette les voiles. Le conseil d'administration aussi. Le dernier week-end de juillet s'offre dorénavant à notre imagination si nous tenons collectivement à offrir un événement au marché local et régional pendant les vacances de la construction.
Le départ tapageur du Festival de théâtre de rue demeure toujours frais en notre mémoire. Les débuts tumultueux du concept devant prendre la relève le sont davantage. Dans les deux cas…à éviter à l'avenir. Triste constat. Dommage. Nous ne le répéterons jamais assez: dommage. «L'art» de saccager un créneau culturel intéressant, sortant de l'ordinaire, qui aurait pu faire que Shawinigan se démarque dans le menu estival nous était offert, tant localement que régionalement. Voilà ce qui nous est arrivé.
L'équipe du FTRS nous avait fait goûter à quelque chose de différent dont les meilleures années nous font toujours sourire. Que de souvenirs heureux. N'eût été de leur mode de fonctionnement qui en indisposait plus d'un…Et puis s'est pointé le RVARS qui n'a eu droit qu'à quelques mois pour faire ses preuves, et ce, dans un contexte plus que difficile. Ceux qui occupaient déjà nos rues n'avaient pas l'intention d'abandonner si facilement alors que l'équipe de remplacement tentait de s'y frayer une petite place.
Cela a donné les résultats que l'on connaît. Une première année discutable et discutée. Boycottage des artistes, financement ardu, un tour de table pourtant courageux mais tout de même inexpérimenté en la matière, les médias qui en font leurs choux gras…tout y a passé. Et malgré toute cette saga, il y a eu première édition. Fallait le faire, convenons en tous. Mais, tout cela n'a pas suffi à convaincre les élus municipaux. Une triste fin pour un événement qui aurait pu nous amener loin. Très loin.
Échec magistral! Comment en sommes-nous arrivés là?
Rien n'arrive de nulle part. En fait, tout est résultat. Et de ce résultat, nous ne devons pas être bien fiers. Quel gâchis.
Nous demeurons convaincus que tout cela aurait pu se passer autrement, aurait même dû se passer autrement. Ne cherchons pas de coupables, nous n'en saurions que faire. Tous cependant doivent s'interroger et voir comment eux-mêmes auraient pu changer les choses. La réponse est là, chez ces gens, ces acteurs (ne pas lire artistes) qui en avaient les rênes. Et ils savent exactement où sont les erreurs, les fautes. Ils le savent.
Ce week-end de juillet demeure donc selon nous à combler. Ce choix de date s'avère stratégique et il serait dommage de le laisser aller aux voisins. D'intéressants volets de la dernière édition peuvent être exploités. Faudrait cependant nous y mettre maintenant.