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Les frères Pellerin: entre la dinde et les atocas

Bernard Lepage par Bernard Lepage
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Article mis en ligne le 28 décembre 2007 à 14:39
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Les frères Pellerin: entre la dinde et les atocas
Fred et Nicolas Pellerin ont réalisé leur album à Lachenaie en septembre dernier en compagnie de Jeannot Bournival, un ami d'enfance de Saint-Élie, un «presque troisième frère» disent-ils.
Les frères Pellerin: entre la dinde et les atocas
Parions que les frères Pellerin partageront l'intimité de bien des familles ce 31 décembre au soir.
Depuis sa sortie le 12 novembre, l'album de Fred et Nicolas figure parmi les cinq meilleurs vendeurs au Québec. Bien que l'offre folklorique soit à son zénith à cette période de l'année, les frangins ont su faire les choses à leur façon, avec des ballades et des complaintes qui se démarquent des rythmes festifs auxquels on est habitué. Un disque qui s'écoute plus qu'il ne se danse fait remarquer Fred Pellerin en entrevue avec L'Hebdo.

Il y a une traite que le fameux conteur de Saint-Élie-de-Caxton se promettait d'endisquer un album avec son frère Nicolas. Si Fred a été associé à la musique folklorique au début de sa carrière alors qu'il était le leader des Tireux d'roches, c'est tout de même Nicolas qui demeure la référence en la matière dans la famille.

«Il a un côté musical beaucoup plus développé que moi. En studio, il est du genre à enculer une mouche pour avoir le son qu'il veut. Moi, je lâche vite là-dedans», raconte Fred en complimentant son frère, membre du Bebert Orchestra, le groupe qui accompagne Yves Lambert (ex-leader de la Bottine Souriante) dans ses tournées.

L'album Fred et Nicolas Pellerin est familial non seulement parce que deux frères y chantent mais surtout parce que la moitié du contenu est constituée de chansons interprétés dans le temps des Fêtes chez la famille Pellerin.

«Ma grand-mère Bernadette aimait rassembler les siens, se rappelle Fred. Des partys à 50 dans la maison et à 10 ou 15 autour du piano, ce n'était pas rare.» Les pièces Belle Rose et Madame Lefebvre sont d'ailleurs des variations d'un enregistrement mettant en vedette la grand-mère paternelle lors du réveillon de 1975.

Les frérots ont également puisé dans un trésor que Léo-Paul Landry a offert un jour à Fred après un spectacle. Le maître généalogiste de Mont-Carmel lui a alors fait don de bandes renfermant quelque 911 chansons interprétées a capella et enregistrées au début des années 1960 dans des villages de la Mauricie. «J'ai numérisé l'ensemble du lot et ça m'a donné 40 CD. Y'en a toujours trois ou quatre qui traînent dans la voiture pour quand tu as le goût d'en apprendre une.»

L'enthousiasme du public depuis la sortie de l'album pourrait-elle générer une tournée? «Non, répond Fred sans détour. On est trop occupé chacun de notre côté. Moi, je suis actuellement dans le tournage de Babine et je veux prendre le printemps pour écrire les textes de mon prochain spectacle.»

Celui-ci sera d'ailleurs rôdé à l'école primaire de Saint-Élie au mois d'août prochain ou si vous voulez, à la Salle des Bizouneries Caxton comme dirait Fred. Dans son site Internet, le conteur évoque une «séance d'essayage pour les oreilles» en parlant de cette série de 16 représentations dont les billets s'envolent déjà rapidement.

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