Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
L'Hebdo du St-Maurice
Annonceur Mystère HS
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Vivre après une fermeture d'usine

«Il faut se prendre en main et se virer de bord!»

par Andrée-Anne Trudel
Voir tous les articles de Andrée-Anne Trudel
Article mis en ligne le 14 janvier 2008 à 16:42
Soyez le premier à commenter cet article
Vivre après une fermeture d'usine
Denis Adam a ouvert son lave-auto à la suite de la fermeture de l'usine Norton de Shawinigan où il travaillait depuis 28 ans. Photo L'Hebdo/Andrée-Anne Trudel
Vivre après une fermeture d'usine
«Il faut se prendre en main et se virer de bord!»
Lorsque l'usine Norton de Shawinigan a fermé ses portes en 2001, Denis Adam avait 48 ans. La solution trouvée pour pallier aux carences engendrées par cette fermeture a été d'ouvrir son propre commerce.
«Quand l'usine a fermé, je savais que j'étais capable de me virer de bord. Mais ce n'est pas évident. C'est une deuxième vie que tu commences, car j'avais passé 28 ans à travailler avec le même monde, dans le même milieu… En étant manuel, je savais que j'étais capable de faire autre chose», mentionne Denis Adam qui travaille depuis ce temps à son propre compte à son lave-auto du chemin des Érables à Saint-Gérard-des-Laurentides.

Signes d'espoir, des histoires comme celle de M. Adam, il y en a plusieurs. Alain Arcand, un ancien collège de l'usine Norton, s'est également retrouvé dans la même situation en 2001. «Tout le monde a mangé une "claque". Mais il faut se prendre en main et se virer de bord! Ce qui m'a aidé dans mon cas, c'est que j'avais toujours gardé mes cartes de la construction. J'ai pu me retrouver un emploi rapidement», mentionne M. Arcand en ajoutant qu'il n'a passé que trois mois sans travailler avant d'être embauché par Construction et Démolition Deschênes, son employeur actuel.

Claude Perron, qui fut propriétaire de La Boulangère à Saint-Boniface pendant près de 12 ans, est également un de ceux-là. Il travaillait à la BF Goodrich de Shawinigan depuis 20 ans quand l'usine a fermé ses portes. «Il y a eu un choc qui a duré 24 heures. Après, on a analysé la situation et on a acheté l'ancienne boulangerie de Saint-Boniface», se rappelle-t-il. Âgé de 40 ans à l'époque, il avait quatre enfants à la maison et sa conjointe était femme au foyer. Avoir un restaurant et se lancer en affaires n'étaient pas du tout dans ses projets de carrière. «Ce n'était même pas un rêve. J'étais juste trop jeune pour arrêter de travailler! Ma femme est allée suivre un cours de cuisine à l'âge de 38 ans et nous avons mis deux ans pour lancer le restaurant. C'est une très belle chose qui est arrivée dans ma vie! Sans la fermeture, je n'aurais jamais découvert la restauration et je n'aurais jamais été chanteur… et les projets ne font que commencer!», confit-il. Claude Perron, comme plusieurs autres, pensait travailler toute sa vie dans l'usine où il s'était rendu chaque matin depuis tant d'années. Le sort en a décidé autrement, lui faisant, comme il le mentionne, découvrir autre chose.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Est-ce que les fêtes du 400e de Québec sont un succès jusqu'ici?
  • Oui
  • Non