En parallèle à leurs recherches sur les cyanobactéries, Jean-François Cloutier et Pierre-Luc St-Onge ont tenté de reproduire, dans un erlenmeyer, une prolifération de cyanobactéries. Les conditions n’étant pas idéales, ils n’ont pu obtenir de résultats convaincants. Photo L’Hebdo/Marie-Eve Veillette
Un jeune de Lac-à-la-Tortue qualifié pour la finale québécoise de l’Expo-sciences Bell
Pierre-Luc St-Onge, du secteur Lac-à-la-Tortue, et son confrère Jean-François Cloutier, de Saint-Tite, ont séduit les juges de la finale régionale de l’Expo-sciences Bell, qui se tenait du 14 au 16 mars dernier à Victoriaville. Leur projet, «La plaie des eaux», leur a permis d’obtenir un laissez-passer pour la finale provinciale et de mettre la main sur deux bourses de 200$ chacune.
Étudiants de l’option Science Plus à l’école secondaire Paul-Le Jeune, les deux lauréats se sont penchés sur la problématique des cyanobactéries (algues bleu-vert). Ils ont étudié le phénomène dans ses moindres détails et l’ont vulgarisé dans un document de cinq pages.
«C’est une problématique dont on a beaucoup entendu parler l’été dernier. On voulait en savoir plus. On a donc commencé notre recherche avant les fêtes. On l’a remise au début du mois de mars», raconte Jean-François.
«Trois de nos professeurs et une technicienne en laboratoire nous ont ensuite aidés à peaufiner notre travail en prévision de l’Expo-sciences Bell. Ils nous ont aussi donné un coup de main pour notre exposé oral», renchérit Pierre-Luc.
C’est que dans le cadre de l’Expo-sciences Bell, les finalistes doivent préparer un kiosque présentant le fruit de leur travail, en plus d’être en mesure d’expliquer de vive voix leur sujet.
«On a préparé un kiosque avec des affiches réalisées par un infographiste. C’était très professionnel. L’école avait un budget intéressant pour l’Expo-sciences, cette année, ce qui nous a permis de mieux rivaliser avec les écoles privées. On a été choyé», estiment les deux élèves de secondaire 4.
En tout, 55 équipes de la Mauricie et du Centre-du-Québec étaient en compétition. De ce nombre, huit ont été sélectionnées pour la grande finale québécoise, qui se tiendra du 17 au 20 avril prochain à l’École de technologie supérieure de Montréal.
En route vers la finale
Maîtrisant leur sujet sur le bout de leurs doigts, les deux scientifiques en herbe ont hâte de vivre l’expérience de la grande finale. Évidemment, ils ressentent un certain stress, mais ne s’en formalisent pas: «On va s’amuser, c’est certain!», jugent-ils, ajoutant n’avoir aucune attente précise par rapport à leur classement final.
Néanmoins, ils ont déployé certains efforts supplémentaires pour tenter de se démarquer. En effet, pour cette nouvelle étape, ils ont réussi à s’associer avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, ainsi qu’avec le ministère du Développement durable, Environnement et Parcs. Ils distribueront, au nom de ceux-ci, des dépliants d’information sur les cyanobactéries.
Bref, pour cette grande finale, les deux élèves seront bien outillés. Il reste à voir s’ils parviendront à gagner le cœur des juges…