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Tricot machine de passage à Shawinigan

Marie-Ève Veillette par Marie-Ève Veillette
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Article mis en ligne le 12 avril 2008 à 10:03
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Tricot machine de passage à Shawinigan
Le duo Tricot machine, récipiendaire du Félix de la Révélation de l’année au dernier gala de l’ADISQ, affiche déjà complet pour son spectacle au Centre des arts ce jeudi 17 avril. Photo, John Londono
Tricot machine de passage à Shawinigan
Par Marie-Ève Veillette et Martin Sylvestre

Depuis la sortie de son album et, surtout, sa consécration lors du dernier gala de l’ADISQ, le duo Tricot machine, originaire de la région, vit un véritable conte de fée.
En entrevue plus tôt cette année, les deux mélomanes, Mathieu Beaumont et Catherine Leduc, confiaient aux hebdos de la Mauricie que jamais ils n’auraient pensé qu’ils pourraient, un jour, vivre des fruits de leur propre musique. «La probabilité de produire un disque est faible, alors le fait que le nôtre connaisse autant de succès, c’est tout simplement formidable.»

Il faut dire que leur histoire a véritablement débuté en 2005 alors que Catherine, originaire de Sainte-Angèle-de-Laval, et Mathieu, natif du secteur Pointe-du-Lac, ont été découverts par un producteur. «Il n’y a pas vraiment de recette pour obtenir du succès. Le déclic s’est surtout fait quand Daniel (le frère de Mathieu) a commencé à nous écrire des textes. C’est un parolier extraordinaire», mentionne Catherine.

Le duo, qui forme également un couple au quotidien, estime que sa vie a fait un virage à 180 degrés ces derniers mois. «C’est assez étrange de voir que ta réalité quotidienne change du jour au lendemain et que tu peux être reconnu partout. Pour notre part, nous sommes restés les mêmes personnes qu’avant», témoignent-ils.
Les origines
À leurs débuts, le milieu de la musique ne leur était pas totalement étranger, en particulier pour Mathieu. «J’ai appris la base de la musique avec les Petits Chanteurs de Trois-Rivières et j’ai déjà été membre d’un groupe punk rock de la région, Brainpucker. Au Cégep, j’ai poursuivi mes études en musique, mais je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas vraiment de débouchés dans ce milieu. Finalement, je me suis dirigé vers un baccalauréat en biologie et ce n’est qu’en 2004 que j’ai commencé à faire de la musique avec Catherine», précise-t-il.
Pour sa part, Catherine a plutôt étudié dans le domaine du textile, plus spécifiquement dans celui du tricot. Par le fait même, elle utilisait une machine à tricoter. «Tricot machine, Mathieu trouvait que ça faisait un beau nom de groupe», mentionne-t-elle en regardant son amoureux sourire en coin.
Un rêve éveillé
Avec les Félix de «Révélation de l’année» et de «Pochette de disque de l’année» dans leur valise, les deux comparses doivent se pincer pour être bien certains qu’ils ne rêvent pas. «Pour la première fois de ma vie, je fais quelque chose qui m’intéresse réellement. Il faut en profiter pendant que ça passe et saisir le moment présent», estime Catherine.

En jetant un œil sur l’agenda du duo, on constate que c’est précisément ce qu’il fait : les spectacles se succèdent à un rythme d’enfer à travers tout le Québec! Parmi le lot, Tricot machine trouve le temps de revenir dans sa région natale. Il sera notamment en spectacle le 17 avril en formule cabaret à la salle Philippe-Filion du Centre des arts à Shawinigan, le 17 avril à 19h.

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