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Un autre débat sur la légalité de l’avortement?

Marie-Ève Veillette par Marie-Ève Veillette
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Article mis en ligne le 25 avril 2008 à 8:29
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Un autre débat sur la légalité de l’avortement?
De gauche à droite: Denise Tremblay, directrice de la Séjournelle, Nicole Veillette, directrice des Aides familiales de Mékinac, Marie Lafrenière, présidente du Centre de femmes de Shawinigan, le député Jean-Yves Laforest, Diane St-Arnaud, présidente de Femmes de Mékinac, Lucie-Claude Gélinas, du CALACS, et France Déry, coordonnatrice de Femmes de Mékinac.
Un autre débat sur la légalité de l’avortement?
Des représentants de divers groupes de femmes de la région étaient réunis à Sainte-Thècle mercredi matin, en compagnie du député bloquiste de Saint-Maurice–Champlain, Jean-Yves Laforest, afin de protester contre le projet de loi C-484 déposé récemment par un député conservateur à la Chambre des communes.
Ce projet de loi, qui vise à modifier le Code criminel, se lit en partie comme suit: «Toute personne qui cause directement ou indirectement la mort d’un enfant, pendant sa naissance ou à toute étape de son développement intra-utérin, en perpétrant ou en tentant de perpétrer une infraction à l’égard de la mère […] est coupable d’un acte criminel […]».

Inquiets, les protestataires estiment que ce projet de loi est une façon détournée de rouvrir le débat sur la légalité de l’avortement, par le biais d’une redéfinition juridique du statut du fœtus. «Il s’agit de la même tactique qu’a utilisée la droite américaine pour criminaliser l’avortement dans certains états», souligne le député Laforest.

Ce dernier a reçu plusieurs coups de fil et lettres faisant état de l’inquiétude de divers organismes et citoyens au sujet de ce projet de loi. Il a décidé de répondre à ce mouvement d’opposition en se faisant le porte-voix des femmes de sa circonscription et des organismes qui défendent leurs droits. «Il faut mettre de la pression pour que ce projet de loi ne soit pas adopté», estime-t-il.

Ainsi, une pétition a été mise en circulation dans la région et dans l'ensemble du Québec afin de demander le rejet de cette loi par la Chambre des communes. Elle est disponible, entre autres, au Centre de Femmes Mékinac, au Centre de femme de Shawinigan, à la Séjournelle et au bureau du député.

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