Le Latuquois Jacques Bouchard a remis en main propre au député du Bloc québécois, Jean-Yves Laforest, la pétition contre le prix élevé de l'essence qui a été signée par 1293 personnes dans le Haut-St-Maurice. (Photo L'ÉCHO de La Tuque)
Un Latuquois amorce une pétition contre le prix de l'essence
En l'espace de quelques semaines, le Latuquois Jacques Bouchard a réussi à obtenir 1293 signatures pour une pétition contre le prix de l'essence. Le député fédéral de St-Maurice/Champlain, Jean-Yves Laforest, a reçu la pétition des mains de M. Bouchard vendredi dernier, et il compte la faire signer par le maximum de gens du comté.
«C'est un mouvement important qui a été lance à La Tuque et je vais me joindre à vous M. Bouchard pour l'envoyer partout dans le comté de St-Maurice/Champlain, affirme M. Laforest. Je félicite l'initiative de M. Bouchard qui est peut-être l'un des premiers au Québec à avoir amorcé une telle pétition. Ça sera peut-être difficile d'apporter la pétition avant la fin de la Chambre des communes pour l'été, mais je vous assure qu'à l'ouverture en septembre, je porterais le dossier. Si la pétition fait boule de neige, d'autres mouvements s'amorceront et on pourra faire changer plus les choses que si on ne fait rien.»
M. Laforest a aussi souligné plusieurs statistiques quant au prix de l'essence. «Le prix de l'essence a grimpé de 30 % depuis le début de l'année. C'est d'autant plus épouvantable pour les gens des régions éloignées qui n'ont pas accès au transport en commun. En plus dans le Haut-St-Maurice, les travailleurs en forêt doivent désormais engager 30 % de leur salaire net uniquement pour se rendre au travail.»
La pétition diffusée par M. Laforest dans le comté demande que le gouvernement conservateur adopte rapidement le projet de loi C-454 du Bloc québécois, qui donnerait des armes à la Loi sur la concurrence et à son commissaire.
Le Bureau de la concurrence n'a pas la possibilité actuellement de lancer une enquête afin de savoir s'il existe ou non une collusion au sein des entreprises forestières.