En août 2005, au lendemain de l'annonce que Québec et Ottawa accordent 9,4 millions$ à Shawinigan pour construire son nouvel amphithéâtre de 14,1 millions$, la mairesse Lise Landry est photographiée devant l'aréna Jacques-Plante. (Photo archives L'Hebdo)
- COMMENTAIRE - Allo Québec, nous avons un problème
La Ville de Shawinigan n'a pas seulement sous-évalué les coûts du nouvel amphithéâtre, elle a commis la même erreur en banalisant la tenue de registre du 25 juin dont le résultat se révèle une véritable gifle envers l'administration Landry.
À plusieurs reprises depuis le début du mois, la mairesse a soulevé le fait que d'exiger un référendum sur la construction de l'aréna relevait du non-sens étant donné l'avancé des travaux. Le non-sens aujourd'hui, c'était de se borner à croire que les électeurs agissent toujours avec la logique.
Voter ou signer un registre est souvent un acte impulsif qui est commandé bien plus par les sentiments que la raison. Tout bon politicien se doit de reconnaître cette règle et l'ignorer, c'est aller tout droit devant la catastrophe comme c'est le cas actuellement.
Encore une fois depuis 2001, des lumières rouges étaient allumées et on les a brûlées en se disant que ça irait mieux plus tard.
Bien sûr que les Cataractes disputeront une partie de leur prochaine saison sur l'avenue des Cèdres. La Ville refera ses devoirs en modifiant son règlement d'emprunt et en le soumettant de nouveau à la tenue de registre. Elle finira bien par LES avoir à l'usure. Ou encore mieux, elle jonglera avec le budget actuel et trouvera la somme nécessaire pour finaliser le chantier. Il y a un terme pour décrire l'opération: de la comptabilité créative.
C'est ça ou aller en référendum! Et étant donné le maigre capital de sympathie et la vulnérabilité dont jouit présentement l'équipe en place à l'Hôtel de ville, mieux vaut éviter d'emprunter cette avenue. On jouera les héros plus tard si voulez mon avis.
En fait aujourd'hui, l'administration Landry n'a pas seulement à s'inquiéter des 928 citoyens qui sont venus signer le registre. Elle doit également composer avec l'inquiétude de ses propres alliés qui se demandent pourquoi en est on arrivé là avec un si beau projet.
Et quand le doute s'installe dans ton propre camp, il y a matière à plusieurs réflexions.
En fait, ce n'est pas tant la poursuite des travaux de l'amphithéâtre qui a été remise en question cette semaine que la façon dont a été gérer le dossier depuis les débuts.
Vous vous rappelez de la réplique en 1970 des astronautes en perdition d'Apollo 13 à la centrale de la NASA: Allo Houston, nous avons un problème!
Et bien, je crois que nous ne sommes pas loin de la variante: Allo Québec, nous avons un problème…