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La fin pour Aleris à Trois-Rivières

Les salariés dans l’attente d’une réponse qui ne viendra pas

François Morin par François Morin
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Article mis en ligne le 18 juillet 2008 à 23:08
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La fin pour Aleris à Trois-Rivières
Les représentants du syndicat ont rencontré la presse à plusieurs reprises au cours de la semaine. Mercredi, des membres de l’état-major de la CSN sont venus appuyer les troupes. Sur la photo, on retrouve Alain Cléroux, conseiller syndical, Alain Lampron, président de la Fédération de la métallurgie, Pierre Patry, trésorier de l’exécutif et Daniel Goyette, président du Syndicat des travailleurs de l’aluminium du Cap-de-la-Madeleine. Photo, L’Hebdo Journal
La fin pour Aleris à Trois-Rivières
Les salariés dans l’attente d’une réponse qui ne viendra pas
Aleris a mis a exécution sa menace. L’usine du secteur Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières a été fermée à la suite du rejet des dernières offres pour régler le conflit de travail. Les avis de licenciement sont toujours attendus.
Alors que les syndiqués s’accrochaient à un mince espoir de reprise des négociations justement parce que les avis de licenciement n’ont pas été déposés au ministère du Travail, le porte-parole Bill Sadlacek a répété à deux reprises, lundi et mardi, qu’il «s’agit d’une fermeture définitive. Il n’est pas question de renégocier. De toute façon, les clients ont commencé à revoir leurs plans.»

Les ex-salariés de l’usine du boulevard St-Laurent continuent à se relayer sur les lignes de piquetage. Ils attendent les fameux avis qui officialiseront la fin des activités de leur usine. Ils pourront ensuite de prévaloir des mesures gouvernementales, s’il y a lieu.

Au gouvernement du Québec, on a continué d’affirmer avoir tout fait pour éviter la fermeture alors qu’Aleris a toujours servi des fins de non-recevoir, alléguant vouloir d’abord régler le conflit de travail. La ministre Julie Boulet a indiqué vouloir qu’une rencontre soit tenue avec son collègue de l’Industrie Raymond Bachand afin d’analyser les possibilités de relance dans le même créneau, ou un autre, avec un nouvel investisseur.

Encore faut-il que le géant américain accepte de vendre son usine. Or, aux dernières nouvelles, il n’y avait eu aucune manifestation en ce sens. Sur les lignes de piquetage, certains craignent que la compagnie choisisse de démanteler les équipements pour les traverser aux États-Unis.

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