«Que Jean Charest reconnaisse ses erreurs!», dénonce le candidat péquiste Claude Pinard. Photo L'Hebdo / Bernard Lepage
Pinard en a assez de servir de bouc émissaire
Claude Pinard en a plus qu'assez de voir Jean Charest et son équipe mettre sur le dos du PQ toutes les difficultés vécues au Québec. «Je veux qu'on revienne au fondement d'une élection: c'est-à-dire donner la chance aux électeurs de faire le bilan du gouvernement sortant. Ça fait trois élections que les libéraux nous blâment pour tous les problèmes.»
Le candidat péquiste dans Saint-Maurice s'est en tout cas chargé de dresser son propre constat du règne des libéraux dans la région depuis 2003. «Ils étaient censés régler la situation dans la santé. Aujourd'hui, ça prend de 6 à 7 heures pour voir un médecin aux urgences de Shawinigan-Sud et de Grand-Mère. En plus, à l'hôpital Laflèche, on a instauré un système de triage.»
Comme solution, Claude Pinard propose de multiplier les GMF (groupe de médecine familiale. «C'est mon parti qui a instauré le premier en Mauricie, à Shawinigan-Sud. Aujourd'hui, il y a des besoins à Saint-Boniface, Mont-Carmel et même à Saint-Gérard», dénonce-t-il.
S'il convient que la situation s'est tout de même améliorée à Shawinigan sur le plan de la santé, Claude Pinard rappelle que les réalisations du gouvernement libéral - clinique ambulatoire et faculté de médecine par exemple – ont été amorcées par son parti. «Je suis bien heureux de ces aboutissements mais je rappelle que la loi sur la répartition des effectifs médicaux a été adoptée par nous et à mon initiative.»
CPE et Hydro-Québec
À propos des places en garderie, le candidat péquiste fait sienne la promesse de Pauline Marois de créer autant de places qu'il y aura d'enfants qui en auront besoin et ce, dès le premier mandat.
Dans la même optique, l'ex-député de Saint-Maurice rappelle que la facture d'électricité a augmenté de 20% depuis 2003. «À la Belgo, ça leur coûtait 5 millions$ de plus par année. Le coût de production de ta matière augmente dans ce temps-là.» Claude Pinard n'hésiterait pas dans ce contexte à ce que le gouvernement utilise des sociétés comme Hydro-Québec ou la Caisse de dépôts et de placements pour stimuler l'économie. «On a des outils extraordinaires et on ne s'en sert même pas.»