Les Cowboys Fringants
Retour attendu des Cowboys Fringants
Après plusieurs années d'absence, les Cowboys Fringants sont de retour sur scène. Le groupe était de passage à Shawinigan samedi devant une foule conquise à l’avance.
Bien qu’ils n’en étaient qu’à un septième spectacle depuis le début de cette tournée, et qu’ils étaient accompagnés d’un nouveau batteur et d’un nouveau guitariste-accordéoniste invité, les Cowboys semblaient très à l’aise sur scène. Avec «Droit Devant» et «Le Roseau» en ouverture, le public a fait une première véritable irruption sonore alors que Karl a lancé son désormais célèbre «Et c’est partie mesdames, messieurs» sur l’introduction de «La manifestation». C’était le début d’une belle soirée, encore une fois intime malgré la foule imposante. Les Cowboys Fringants font partie des groupes qui laissent l’impression de faire la fête dans leur salon, en compagnie de leurs amis de toujours. À l’écoute du public, le groupe a même entamé une bride de ce qui était à l’époque «Dieudonné Rastapopoulos». Le guitariste Jean-François Pauzé a toutefois rapidement constaté que l’âge a rattrapé son chanteur qui a eu quelques difficultés à se souvenir des paroles. «Le Shack à Hector» et «Beau-frère» ont également été interprétés en demande spéciale.
À l’intermission, les gens étaient de tout sourire. Il y a longtemps que les Cowboys ne s’étaient pas arrêtés à Shawinigan.
Le groupe – et une bonne partie du public - a toutefois bien failli perdre patience alors que quelques individus ne comprenaient visiblement pas que leur chanson favorite était prévue pour plus tard dans le spectacle. «JOUEZ LE SHACK À HECTOR» une fois, deux fois, trois fois, ça va. Mais entre chaque chanson durant 15 minutes… Marie-Annick est venu à la rescousse des gens tannés «on va la faire tout de suite qu’ils arrêtent… Ça va éviter qu’ils crient encore 45 minutes», a-t-elle lancé de tout sourire, visiblement à la blague. Le genre d’humour qui soulage.
Le groupe n’a toutefois pas semblé ébranlé par ces titillements d’un public trop amoureux. Le reste du spectacle fût d’une grande qualité consacrant une séquence aux classiques qui ont fait leur renommée, notamment un enchainement coup sur coup de «Joyeux Calvaire» et d’ «Awikatchikaen».
Ai-je mentionné que le groupe est près de son public ? Lors de la dernière chanson du spectacle, «Tant qu’on aura de l’amour», Karl a fait monter sur scène pratiquement tout les gens de la première rangée et a invité tout le monde qui le désirait à en faire autant. Jérôme Dupras a sauté en bas de la scène interprétant la chanson depuis les estrades. Les lumières se sont rallumés, le groupe a serré des mains, et cette soirée a pris fin.