Un souhait aux élus de Shawinigan : passer de la parole aux actes
Dans le bulletin municipal de décembre 2006, la mairesse signale « que plusieurs dossiers annoncent d’ores et déjà des améliorations significatives pour la qualité de vie », ce qui ne s’applique évidemment pas à la pollution sonore des hydravions touristes imposée aux citoyens depuis 10 ans.
Alors que la firme de sondage Decima nous apprend que l’environnement est considérée comme étant la question la plus importante des électeurs et que les élus de Shawinigan déclarent que la qualité de vie est une priorité, pourquoi ne pas passer de la parole aux actes ?
Ce n’est certainement pas en refilant pour la 3ème fois depuis 1997 le dossier des hydravions touristes à Transports Canada que les élus obtiendront les fruits politiques escomptés. Fait étonnant : la même demande a été répétée sans succès par la conseillère du secteur madame France Beaulieu le 17 mars 2003 et le 11 décembre 2006.
Présenter ces résolutions comme la démonstration du soutien aux 525 citoyens qui ont demandé l’interdiction des hydravions touristes, c’est donner de faux espoirs. Car, depuis 10 ans, malgré l’intervention de Transports Canada la cohabitation (hydravions touristes – qualité de vie) est devenu impossible.
Cette raison ajoutée à l’avis de la Santé publique concluant que cette activité est une nuisance pour la qualité de vie n’est-elle pas suffisante pour justifier l’intervention énergique des élus ? Puisque des solutions relevant de la compétence municipale il y en a plusieurs, pourquoi ne pas passer de la parole aux actes et faire preuve de leadership ?
D’abord, à l’instar des élus de la municipalité d’Hérouxville et de la région de Québec faire preuve de leaderhip signifie répondre aux vœux des citoyens en demandant par résolution à Transports Canada d’interdire les hydravions touristes, ce qui a été fait au lac Saint-Augustin.
Faire preuve de leaderhip veut également dire ne pas attendre l’intervention de Transports Canada mais exercer les compétences municipales en prenant les actions suivantes :
• Préserver les intérêts des riverains, tel que le spécifie l’acte notarié du 15 décembre 1967 alors que Canadian Pacific Airlines donnait le lac à la municipalité. Comment ? En réglementant l’usage abusif du lac par l’opérateur commercial évitant ainsi la dévaluation des propriétés au motif de pollution sonore ;
• Retirer le certificat d’autorisation pour opérer les hydravions-taxis émis par la MRC Centre-de-la-Mauricie le 28 février 1997 aux motifs de tranquillité et de santé publique ;
• Réglementer le bruit en vertu de l’article 463 (1) de la Loi sur les cités et villes en précisant que tout bruit excédent la norme reconnue de 55 dBA constitue une nuisance ;
Voilà des actions de compétence municipale porteuses de solutions concrètes sur lesquelles nous interpellerons les élus tout au cours de 2007. Nous souhaitons aux citoyennes et aux citoyens la jouissance paisible de leurs propriétés et surtout, surtout, la paix, la sainte paix !
Pour en savoir plus : bruitsociete.org apltortue.org rqcb.ca
- Claude Gélinas
Coalition contre le bruit et riverain du lac à la Tortue