Modifions les chartes.
Le CRIQ, qui doit sans doute regrouper deux ou trois individus, n'a rien compris... Hérouxville, comme tout le Québec, est totalement ouvert aux immigrants des autres cultures et confessions religieuses, sources d'enrichissement pour toutes les collectivités. Le mérite d'Hérouxville et de St-Roch-de-Mékinac a été de dire tout haut ce tout le monde pense, soit une réalité que tous les juristes en droits et libertés reconnaissent: les chartes, qui sont avant tout des lois, ont été conçues de façon imparfaite et elles prêtent flanc à de regrettables dérapages. C'est à l'exercice qu'on voit si les lois ont des failles. Dans un esprit constructif où l'on souhaite faire évoluer ces lois correctement, les chartes méritent bel et bien d'être revues et corrigées par de judicieux amendements, et cela comme toute autre loi. Il y a lieu d'envisager d'apporter des modifications permettant une meilleure intégration sans brimer la liberté de la majorité avec une multiplication exponentielle d'accommodements pseudo raisonnables qui finit par occulter notre propre culture. Il est bien de faire place aux autres, mais il y a une limite à s'effacer pour être gentil, au point de paraître con. De plus, il est étonnant que les termes "accommodement et tolérance" soient souvent utilisés dans le lexique touchant l'immigration. À mon avis, ce sont des termes négatifs qui induisent "on ne peut faire autrement que de faire avec, on peut encore fermer les yeux et endurer". Ils sont à proscrire parce que non reliés à une pensée et à une volonté saines d'ouverture et d'intégration. Ça ne peut que générer de la frustration grandissante et refoulée au sein de la majorité.
Michel Bédard
Montréal
Jacques Lalonde
Commentaire mis en ligne le 14 février 2007Face au débat enclenché par la résolution de Hérouxville, il devient difficile de garder la tête froide et d'évaluer les droits et libertés de chaque citoyen, qu'il soit de souche ou d'origine étrangère. Je crois qu'avant de regarder ce qui distingue les communautés constituantes de notre société, nous devons chercher les dénominateurs communs qui la cimentent. La visite des femmes musulmanes le wekend dernier à Hérouxville aura permis un premier pas dans la définition de ces dénominateurs: le goût du partage, de la découverte de l'autre, de la paix, de la démocratie sans oublier la famille et la spritualité. Personne n'oserait contester ces valeurs profondes qui nous sont tous communes. Il faut convenir que l'irritant est au niveau des contraintes religieuses propres à chaque confession (juif, arabes, etc). L'attitude face à leur foi nous interpelle. Ce ne sont pas les jeunes qui contestent les accomodements raisonnables; c'est une génération qui a encore le souvenir de ce qui furent des gestes de dignités, de respect et de partages en regard de leur foi chrétienne. Les demandes d'accomodements des musulmans ou des juif i et autres nterpellent l'abandon progressif dans lequel nous laissons s'enfoncer l'Église du Québec, nos valeurs et leur défense. Il y beaucoup d'hypocrisie dans les accusations que nous portons à l'égard de l'autre alors qu'il nous renvois l'image de ce que nous sommes devenus. Une majorité, aussi vaste soit-elle, qui a décidé collectivement d'expurger toutes références à la religions ne peut du même souffle édulcorer l'identité d'autres citoyens sous prétexte de laicisation. Car un des droits les plus fondamentaux en démocratie est celui de croire et d'exercer sa foi en toute liberté sans risques de représailles de la majorité. C'est d'ailleurs l'essence même d'une Charte des droits et libertés.