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Les accusations contre l'ex-caporal-chef Matchee sont retirées

Presse Canadienne Article mis en ligne le 14 septembre 2008 à 23:00
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SASKATOON - L'armée canadienne a clos l'un des chapitres les plus sombres de son histoire, lundi, lorsqu'elle a retiré toutes les accusations qui avaient été portées contre un ancien soldat accusé d'avoir torturé et assassiné un adolescent somalien.
Clayton Matchee, âgé de 43 ans, a été victime d'une sérieuse blessure au cerveau et il est inapte à subir son procès pour les crimes commis en 1993, a affirmé lundi le lieutenant-colonel Bruce MacGregor, directeur adjoint des poursuites militaires.
"Il n'est plus d'intérêt public d'aller de l'avant avec ces accusations, a indiqué M. MacGregor. Notre dossier contre M. Matchee est clos."
Le caporal-chef avait été accusé à la suite de la mort de Shidane Arone. Peu après son arrestation, il avait cependant subi un traumatisme crânien lors d'une tentative de suicide.
Au cours des 15 dernières années, la Commission d'examen de la Saskatchewan a tenu des audiences au moins une fois tous les 12 mois pour réévaluer l'aptitude de Clayton Matchee à subir son procès. Et une fois tous les deux ans, une cour martiale permanente était convoquée pour déterminer s'il existait toujours suffisamment d'éléments de preuve admissibles pour intenter un procès.
Entre-temps, la Cour suprême du Canada a statué que les personnes jugées inaptes à subir un procès de façon permanente ne devraient pas être gardées indéfiniment dans le système judiciaire.
M. MacGregor a indiqué que la commission d'examen avait décidé l'automne dernier de déterminer s'il présentait un risque pour la société. Elle a finalement ordonné, en février, qu'on lui accorde son congé de l'Hôpital Saskatchewan, à North Battleford, et qu'il soit confié aux soins de sa mère.
La semaine dernière, les autorités militaires ont appris qu'aucun incident n'avait été signalé depuis. Elles ont donc décidé du retrait des accusations, a dit M. MacGregor.
"Cela en a pris du temps", a déclaré la femme de Clayton Matchee. Marj, depuis son domicile de Meadow Lake, en Saskatchewan.
Mme Matchee a affirmé que son mari vivait sur une ferme des environs, où il a grandi, ajoutant que sa mère, d'autres proches et des personnes soignantes lui fournissaient les soins quotidiens nécessaires.
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