Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
L'Hebdo du St-Maurice
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Les déboires économiques alimentent les attaques de Dion envers Harper

Presse Canadienne Article mis en ligne le 14 septembre 2008 à 23:00
Soyez le premier à commenter cet article
Les déboires économiques alimentent les attaques de Dion envers Harper
Le premier ministre Stephen Harper. LA PRESSE CANADIENNE /Paul Chiasson
MONTREAL - La secousse sismique provoquée par la faillite d'une grande banque d'affaires américaine, lundi, a été ressentie jusque dans la campagne électorale, où l'économie s'est imposée devant les autres enjeux.
Les mauvaises nouvelles en provenance des Etats-Unis, à savoir la faillite de Lehman Brothers et des indices que d'autres institutions américaines sont en mauvaise posture, ne semblent pas inquiéter outre mesure le chef conservateur Stephen Harper qui s'est fait rassurant.
M. Harper estime que la récession aurait déjà frappé le Canada si le pays avait dû connaître une mauvaise passe. Lorsqu'on compare le Canada à son voisin du Sud, les assises économiques canadiennes sont plus solides, a-t-il ajouté.
"Les bases de l'économie sont solides pour les domiciles, pour les gouvernements et aussi pour les institutions financières", a soutenu le chef conservateur, qui faisait campagne à Ottawa.
Reste que ces déboires risquent fort d'alimenter les craintes de répercussions sur l'économie canadienne et, par conséquent, pourraient bien influencer le vote des électeurs. Ce n'est d'ailleurs pas une coïncidence si les conservateurs ne cessent de répéter, depuis le début de la campagne électorale, que le "Tournant vert" des libéraux poserait un risque en cette période d'incertitude.
Les déboires économiques américains qui s'accumulent ont néanmoins permis au chef libéral Stéphane Dion de décocher quelques flèches à l'endroit de son adversaire conservateur.
De passage à Terre-Neuve, M. Dion a accusé le chef conservateur de ne pas protéger suffisamment le Canada contre le ralentissement économique. "Stephen Harper a permis à une économie jadis florissante de frapper un mur, a-t-il lancé. Stephen Harper ne gouverne qu'au jour le jour, sondage après sondage. Il veut acheter le vote des Canadiens avec ses tours de passe-passe."
La pertinence du Bloc
Le chef du Bloc québécois espérait parler de la crise forestière, lundi, mais c'est encore une fois la question de la pertinence de sa formation politique qui a dominé sa journée.
Pour la deuxième fois en autant de semaines, Gilles Duceppe a dû défendre son parti durement critiqué par cinq anciens députés bloquistes.
Ces ex-députés, parmi lesquels figurent Nic Leblanc et Ghislain Lebel, ont confié à La Presse qu'à leurs yeux, le Bloc n'était plus que le porte-parole des centrales syndicales et qu'il avait perdu sa raison d'être. La semaine dernière, c'est l'ancien ministre péquiste Jacques Brassard qui varlopait le Bloc sur un thème similaire.
Ce n'est pas la première fois que ces ex-bloquistes, dont certains ont depuis tenté de briguer les suffrages sous d'autres couleurs politiques, font des sorties publiques pour dénoncer la présence du Bloc à Ottawa.
"On dit ça à chaque campagne, puis à chaque campagne ce sont les Québécois qui décident et ils nous élisent en majorité. Ça va être ça ce coup-là aussi", a insisté M. Duceppe, qui était de passage à Senneterre, où il rencontrait des travailleurs de Tembec en chômage forcé.
Le chef du Bloc a cependant pu se consoler puisque la journée même de la sortie de ses détracteurs, 11 autres anciens bloquistes signaient une lettre où ils affirmaient que le Bloc est "plus pertinent que jamais".
Des échos des Gémeaux
Les déclarations multiples des artistes lors du gala des Gémeaux, dimanche, ont provoqué des réactions de la part des politiciens. Pris à parti pour les coupes effectuées par son gouvernement dans des programmes culturels et d'aide aux artistes, le chef conservateur n'a pas bronché. Il a soutenu qu'un gouvernement doit toujours faire des choix, encore plus en période d'incertitude.
"Le gouvernement doit toujours sélectionner et choisir ses priorités, et nous le faisons dans tous les ministères du gouvernement", a fait valoir M. Harper.
"Nous gérons toujours le système pour s'assurer que les fonds sont ciblés aux priorités les plus efficaces", a-t-il poursuivi.
Une pluie de promesses
La neuvième journée de campagne a aussi amené son lot de promesses électorales. De passage à Ottawa, le chef conservateur a promis de donner accès aux prestations parentales aux travailleurs autonomes, comme c'est déjà le cas au Québec.
Le chef libéral Stéphane Dion, de passage à Terre-Neuve, a promis des investissements de 250 millions $ afin de moderniser la flotte de pêche canadienne tout en la rendant plus respectueuse de l'environnement.
Pour sa part, le chef du Nouveau Parti démocratique Jack Layton a promis qu'un gouvernement néo-démocrate injecterait 200 millions $ par année durant cinq ans afin d'ajouter 1200 étudiants en médecine par année et 600 dans le cas des infirmières.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

Chez nos voisins


La question du net