Louis Caron, président des Cataractes. (Photo L'Hebdo / Hugo Lemay)
Un président confiant envers l’avenir
Depuis longtemps, le président Louis Caron affirmait que le modèle d’affaires des Cataractes était désuet et que sans les revenus engendrés par l’expansion de 2005 les Cataractes seraient peut-être déjà déménagés dans une autre ville. Avec la vente de l’équipe à des hommes d’affaires régionaux, l’avenir s’annonce prometteur.
«C’est évident que pour l’organisation des Cataractes de Shawinigan, qui était un organisme sans buts lucratifs depuis les tout débuts, l’ampleur de la ligue, le budget nécessaire à opérer une franchise, nous forcent à revoir notre modèle d’affaires. La ville de Shawinigan s’est positionnée clairement pour la venue du privée dans l’organisation», explique d’entrée de jeu Louis Caron lorsque questionné la nouvelle situation de l’équipe locale.
«Évidemment, la conclusion de voir arriver du privé dans l’organisation constitue un nouveau souffle pour nous. Nous avons pu liquider nos dettes pour repartir en neuf».
Les avantages de cette nouvelle réalité seront nombreux selon monsieur le président. «Premièrement, au niveau financier, on va disposer d'une réserve de trésorerie au lieu d'afficher un endettement. C’est déjà une grosse différence. L’autre point important, qui ne faut pas négliger, sans rien enlever à tous ceux qui se sont impliqués au fil des années, c’est que les gens d’affaires ont des fournisseurs et des relations. Les gens d’affaires vont solliciter leurs fournisseurs et autres connaissances et ça va assurément générer des revenus supplémentaires. Le monde du hockey a besoin de ces revenus supplémentaires là», analyse-t-il.
Pour ce qui est de la gestion de l’équipe, mis à part du départ de Michel Boisvert et la venue de Pat Dunn et Kim Lajoie, peu de changements ont été apportés. «La majorité des bénévoles, tant au conseil d’administration qu’à la sécurité et autres endroits, sont demeurés. Ils croient à leur équipe locale et tout est reparti», mentionne-t-il avec satisfaction. Des gens comme Pierre Racine à la restauration, Johanne Lacerte pour les études, Martin Ducheneau, Éric Piché à la trésorerie sont de retour en compagnie de plusieurs autres.
D’ici quelques jours, la construction du nouvel amphithéâtre devrait débuter. «J’arrive des assises à St. John et j’ai pu visiter les installations là-bas, c’est spectaculaire et grandiose. Peu importe si l’équipe passait au privé ou pas, l’avenir des Cataractes passait par un nouvel amphithéâtre. Ça permet d’avoir des revenus supplémentaires comme par la location de loge», mentionne-t-il en spécifiant que les nouveaux investisseurs ont déjà aménagé une loge sur l’ancienne galerie de presse et que celle-ci commence déjà à être louée.
«Ça prend ces revenus, car le budget d’exploitation qui était à 1 050 000 $ l’an passé sera à 1 150 000$ cette année et sera à 1,5 million$ d’ici quelques années.»
En ce qui a trait au hockey, est-ce que la prise de possession par des intérêts privés risque de changer des choses? «Nous disposons maintenant de moyens, nous aussi, pour en donner davantage au chapitre des études et des petits extras aux joueurs. Ils se connaissent tous, ils se parlent entre eux, ils s’écrivent sur Internet. Les athlètes comparent leurs situations. Nous pourrons évoluer au même niveau que tout le monde», explique Louis Caron.
À titre d’exemple, dans le passé, ce n’était que les vétérans qui pouvaient jouer avec des bâtons une pièce (one piece) alors que les recrues disposaient de traditionnels bâtons de bois, moins chers. Cette année, tous profitent d’équipements similaires. Ce genre d’attention peut également aider l’intégration des recrues ainsi que servir à l’unité d’équipe.
Son analyse de l’édition 2007-2008: «Je suis satisfait de l’équipe que nous formons présentement. Il y a longtemps que nous n’avions pas vu trois bons joueurs de 16 ans intégrer l’équipe. Ce que j’ai pu constater jusqu’à maintenant, c’est la chimie qui semble exister entre les joueurs. Pour moi, une partie de hockey c’est un jeu d’équipe. Du moment que tu as un bon esprit d’équipe, il y a bien des choses qui peuvent arriver», termine-t-il.