«Mon expérience avec l’Xtrême Bionest n’est pas à négliger, raconte Martin Moudou, mais je crois que c’est de mon métier de la vente automobile que je retiens le plus de notions que me sont utiles présentement.» (Photo L'Hebdo / Hugo Lemay)
Martin Mondou, le sauveur des Cataractes?
Sans être identifié comme étant le sauveur des Cataractes, Martin Mondou a le mérite d’être l’initiateur du nouveau partenariat public-privé avec la ville de Shawinigan. Son action a probablement sauvé les Cataractes qui ne pouvaient plus survivre avec son statut d'organisme à but non lucratif.
Par respect pour tous les bénévoles qui ont donné temps et argent sans compter au cours des trente-huit dernières années, on peut dire que Mondou hérite d’un patrimoine mauricien de grande valeur pour la région et qu’il a su générer un vent d’optimisme autour de lui.
Martin Mondou, qui a pris la place de Jacques Blouin en tant que directeur général, s’est rapidement mis à la tâche. En août seulement, il a été impliqué dans six transactions, ce qui fait de lui l’un des dg les plus actifs de la LHJMQ. «Nous avons procédé à une évaluation de notre équipe et des belles opportunités se sont présentées à nous», explique le jeune homme. Il mentionne que le support d’Alain Bissonette et d’Éric Veilleux a grandement facilité son intégration à ce poste clé de l’organisation.
Martin Mondou se sent visiblement à l’aise dans son nouveau rôle. «Il faut que je dise que ça fait longtemps que je suis dans le hockey. Lorsque j’étais sur le conseil d’administration des Cats il y a quelques années, Denis Francoeur acceptait que je puisse assister aux dernières heures des périodes de transactions qui sont toujours très fertiles. De plus, mon expérience avec l’Xtrême Bionest n’est pas à négliger, mais je crois que c’est de mon métier de la vente automobile que je retiens le plus de notions que me sont utiles présentement. Dans les deux cas, je dois négocier et bien analyser la situation», raconte celui qui occupe le poste de directeur général de St-Onge Ford depuis 1995.
«Au départ, je ne voulais pas être le directeur général, pas tout de suite. Ce n’est un secret pour personne, l’année dernière, l’organisation des Cats m’avait offert d’être l’adjoint de Jacques Blouin pour prendre la relève un an plus tard. C’était mon rêve, mais à ce moment, je voulais terminer ce que j’avais entrepris avec l’Xtrême Bionest», explique-t-il. «Éric Veilleux a influencé ma décision de prendre le poste. Nous avons une belle complicité ensemble et je suis heureux de la situation».
Dans ses beaux coups jusqu’à maintenant, Mondou est particulièrement fier d’avoir pu mettre la main sur Tommy Tremblay, originaire de Shawinigan et sur Sébastien Piché. «Dans le cas de Tremblay, je tenais à l’avoir. Il est un genre d’Anthony Quessy, mais avec plus de mains. Nous voulons avoir des joueurs de la région qui auront un impact, pas des réservistes», explique Mondou qui est également heureux de posséder deux choix de première ronde pour le prochain repêchage.
«Dans le cas de Sébastien Piché, il nous sera fort utile pour deux années. Son expérience de la coupe Memorial aidera tout le monde. De plus, nous considérons que le prix payé était raisonnable pour un joueur de cette qualité».
Lorsque l’on rencontre Martin Mondou, on sent qu’il est un passionné de ce qu’il fait. «Je ne reçois pas de salaire pour faire cela, je le fais parce que j’aime ça. Je ne joue pas au golf, je ne fais pas de camping, de ski ou d’autres activités de divertissement. C’est le hockey qui est ma passion», confie celui qui a dû faire preuve de souplesse et d’organisation en ce mois d’août fort occupé avec ces deux postes de directeur général.
De plus, Mondou est père de famille à deux reprises ce qui lui demande une gestion du temps très serré. «Ce fut une grosse période, mais ça va bien. Nous avons précédé à l’embauche de Pat Dunn qui me donne un bon coup de main du côté administratif. Son expérience du hockey nous sera grandement utile. Il agit comme directeur des opérations», explique le dg des Cats.