C'est avec la conviction d'avoir l'appui d'une population que le comité Alcan en Mauricie rencontrera les dirigeants de l'aluminerie à la fin du mois d'octobre afin d'en savoir plus sur leurs plans concernant leurs installations à Shawinigan.
Salariés de l'Alcan accompagnés de leur famille, ouvriers à la retraite, intervenants socio-économique, simples citoyens! Ils étaient plus de 500 personnes dimanche après-midi dans le stationnement de la Plaza de la Mauricie à avoir répondu à l'invitation du comité qui voulait ainsi faire une démonstration de force aux patrons d'Alcan.
«Cette mobilisation, c'est l'affaire de toute une population, pas seulement des ouvriers», a lancé Michel Angers, vice-président du Conseil central du Cœur-du-Québec pour la CSN et lui-même employé de l'Alcan depuis 27 ans. Il a rappelé que l'usine de Shawinigan affichait un taux de productivité exceptionnel et que les ouvriers avaient fait plusieurs concessions au fil des contrats de travail, justement pour assurer l'avenir des installations à Shawinigan. «Alcan nous en doit une!», a-t-il rappelé.
Président du Syndicat des travailleurs de l'aluminerie Alcan à Shawinigan, Louis-Gérard Dallaire a quant à lui dresser le bilan de la campagne Mettons y de l'énergie
www.alcanenmauricie.com). En circulation depuis la mi-avril, la pétition demandant à Alcan d'assurer la pérennité de ses installations shawiniganaises a recueilli plus de 10 000 signatures. «Plus de vingt organismes et conseils municipaux nous ont également appuyés par voie de résolution», a mentionné M. Dallaire. «Nos relations de travail sont un modèle depuis plus de vingt ans. On a été un modèle pour les autres usines. C'est le temps aujourd'hui pour Alcan de nous adresser un retour d'ascenceur.»
De son côté, la mairesse Lise Landry a rappelé l'importance d'Alcan pour la ville. «Il est vital pour Shawinigan que l'entreprise réinvestisse dans ses installations. Il faut continuer à se serrer les coudes.»