Une bonne maîtrise des rudiments techniques de la photographie peut faire un bon photographe mais il est plus approprié de parler d'un artiste lorsqu'il est question de Claude Lafrenière. - (Photo L'Hebdo / Bernard Lepage) <[:AC:]Sp>
J'aurais voulu être un artiste
Businessman de profession, Claude Lafrenière n'a pas pour autant le blues, pas plus qu'il ne chantera J'aurais voulu être un artiste.
Le propriétaire du salon de billard Le Monarque à Shawinigan est en effet un artiste à part entière même s'il ne gagne pas son pain avec son art, la photographie. Suffit pour s'en convaincre d'aller admirer d'ici le 17 février une vingtaine de ses œuvres au Centre d'exposition Léo-Ayotte, du Centre des arts de Shawinigan.
Claude Lafrenière propose une excursion dans la nature québécoise par le prisme de ses lumières, ses couleurs et ses formes. Sa patience et sa persévérance ont permis de mettre sur pellicules des instants privilégiés de la nature. En 2005, plusieurs de ses photographies ont été publiées dans un magnifique volume intitulé Au fil des saisons, accompagnées de textes de Gilles Vigneault.
Quelques images parues dans cet ouvrage, édité chez Broquet, se retrouvent dans l'exposition Des lumières, des couleurs et des formes. Que le chantre de Nastasquan ait bien voulu associé sa prose avec un photographe somme toute peu connu, on ne s'en étonnera pas tellement il y a une poésie dans les oeuvres de Claude Lafrenière, un autodidacte qui repousse les frontières de l'observation, une seconde nature chez lui.
Certaines photographies offrent des couleurs tellement spectaculaires qu'ils sont nombreux à aborder l'homme d'affaires shawiniganais en lui demandant avec quel logiciel il obtient de tels résultats. L'artiste est cependant un élève de la vieille école avec sa photographie argentique et sans retouche.
Un talent de chez-nous à découvrir.