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Pour une école en santé

André Perreault par André Perreault
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Article mis en ligne le 26 janvier 2008 à 17:00
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Pour une école en santé
Avec les liens entretenus entre les équipes multidisciplinaires, vous êtes beaux à voir jouer en équipe avec des objectifs pédagogiques communs plutôt qu’à vous voir jouer ensemble chacun isolé dans vos champs de compétences spécifiques. À l’avant: Martine Richard du Conseil d’Établissement ESP, l’hygiéniste dentaire Danielle Jobin, la coordonnatrice par intérim Équipe-École en Santé et la nutritionniste Nathalie Bédard. À l’arrière : Les spécialistes en éducation physique et en kinésiologie Serge Damphousse, Nancy Ferron, Julie Tourvelle et Jean-Nicolas Bordeleau.
Pour une école en santé
Le plus grand médecin de la Grèce Antique, Hippocrate, à l’origine du serment qui porte son nom et que prêtent encore les médecins d’aujourd’hui, a toujours enseigné que «l’alimentation soit ton remède; ton remède, ton alimentation.» La santé pourtant la plus précieuse des richesses est encore loin d’être traitée comme telle.
De nos jours, en 2008, on alimente encore la conversation sur ce qu’elle devrait être plutôt que sur les moyens à prendre pour qu’elle soit. C’est comme si on n’avait rien oublié des enseignements des temps immémoriaux et que dans notre modernisme on n’avait rien appris quand vient le temps de passer de la parole à l’acte. La malbouffe est socialement dénoncée partout. Pensons aux émissions populaires à la télé avec Qui perd, gagne et Délivrez-moi de mes kilos. Sont-elles, plus un plaisir à regarder qu’une méthode à consommer pour soi-même et dans notre quotidien?…

Le réputé poète Gilles Vigneault m’a dit en entrevue au Collège de Shawinigan, le jour même de son 70e anniversaire de naissance: «André, si tu veux que tes idées fassent long voyage, au-delà même de ton existence, ne parle pas à tes enfants, adresse-toi à tes petits enfants.» C’est ce que semble avoir compris les membres du sous-comité alimentation né en 2005 dans le cadre de la mesure Équipes-écoles en santé pour la fabuleuse et innovatrice région Mékinac.

La concertation des partenaires associés pour intervenir sur les taux de prévalence de l’embonpoint, de l’obésité, de la sédentarité, de la malbouffe et de la tolérance zéro au tabagisme est édifiante. A mes yeux, ces membres du sous-comité Saines habitudes de vie sont un modèle à imiter.

Ma participation à leur réunion du 27 novembre 2007, à l’école secondaire Paul Le Jeune où j’y ai enseigné de 1984 à 1997, m’a profondément marqué. Quel savoir-faire, quelle évolution dans la transmission des connaissances dévolues au profit de nos jeunes autant du niveau primaire que de celui du secondaire. Voici ce que ces adultes de grande compétence et de grand dévouement chuchotent à l’oreille des jeunes pour qu’ils s’assurent d’être forts et heureux autant à l’école qu’en famille à la maison, que dans leur communauté ainsi que dans leurs loisirs et ce, tout au long de l’année.
Le 0-5-30
Le plan d’action S’investir pour l’avenir stipule que pour vivre de saines habitudes de vie, l’activité physique doit être placée au même rang que l’alimentation. Ces notions sont aussi naturelles qu’indissociables. De plus, elles doivent être solidarisées par une parfaite intolérance au tabagisme.
Le 0-5-30 se traduit par la tolérance 0 au tabac, par l’absorption de 5 portions de fruits et de légumes par jour, par 30 minutes d’activité physique quotidiennement. Ces jeunes savent que ces pratiques stimulent le développement optimal de tout individu tant sur les plans physique, psychologique et social. Celles-ci jumelées contribuent à leur croissance et à leur développement en plus de favoriser la réussite scolaire. Ils appliquent maintenant et pour le reste de leur vie ce que préconisait l’éminent récréologue Antoine Rablouska Ramounas qui disait que l’éducation physique devait commencer dans le ventre de la mère pour se terminer dans la tombe.
Bougez plus, mangez mieux
Bien manger, bien bouger permet aux élèves d’être plus attentifs, mieux concentrés en classe pour de meilleurs résultats scolaires. Une saine alimentation prévient les maladies chroniques à long terme. Ce nouveau mode de vie forge des jeunes plus actifs qui développent une meilleure perception du milieu scolaire et un esprit d’appartenance. Les jeunes s’impliquent davantage, réussissent mieux à l’école et sont moins violents. Ce sont là les principaux bénéfices de saines habitudes de vie telles que préconisées par les adultes intervenant auprès de notre jeunesse.

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