D'ici novembre 2012, le nouveau règlement obligera les propriétaires à revégétaliser la bande riveraine de leur terrain.
Déterminées à éradiquer les algues bleues
Saint-Mathieu, Saint-Élie et Saint-Boniface tiennent des consultations publiques
Les municipalités de Saint-Élie-de-Caxton (5 mai), Saint-Mathieu-du-Parc (5 mai) et Saint-Boniface (6 mai) tiendront respectivement des assemblées publiques de consultation dans le cadre de l'adoption du Règlement relatif à la revégétalisation des rives et visant à combattre l'eutrophisation des lacs et cours d'eau, un règlement plus musclé en regard de la protection de l'environnement des nombreux lacs qui composent leur territoire.
Si tout se passe sans encombre, le règlement aurait force de loi au début du mois de juin. S'il est cependant interprété comme une modification au règlement de zonage – ce qui demeure possible - il devra alors être transmis à la MRC de Maskinongé qui aura l'obligation d'en faire un avis public susceptible de déboucher sur un référendum.
Rappelons les grandes lignes de ce règlement qui viendra changer drastiquement les habitudes des riverains en matière environnementale. S'il est adopté sans amendement, le règlement interdira aux riverains l'usage d'engrais pour les pelouses. L'utilisation d'engrais biologiques, autre que liquide, sera tolérée mais en dehors de la bande riveraine (10 à 15 mètres du lac). C'est donc dire que les jardins et aménagements floraux aménagés à l'intérieur de la bande riveraine devront s'en remettre à Dame nature pour prospérer. Le règlement interdira aussi de couper, tondre, tailler ou altérer toute végétation herbacée située sur la bande riveraine. Enfin, il obligera les propriétaires à revégétaliser d'ici novembre 2012 la bande riveraine de leur terrain.
Adopté en 2007, ce règlement aurait été à l'avant-garde mais en 2008, il ne permettra aux trois municipalités qu'être au diapason de ce qui se passe ailleurs au Québec. Certaines municipalités sont mêmes beaucoup plus restrictives. Il faut dire en effet que l'explosion l'été dernier des cas d'algues bleues – 50 cas signalés en 2006 contre 194 en 2007 – a sonné l'alarme dans plusieurs conseils municipaux.