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Des vues sur cinq nouveaux contrats

Produit de nos Grand-Mères voit grand

Marie-Ève Veillette par Marie-Ève Veillette
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Article mis en ligne le 29 juin 2008 à 12:05
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Des vues sur cinq nouveaux contrats
Photo L'Hebdo/Marie-Eve Veillette
Des vues sur cinq nouveaux contrats
Produit de nos Grand-Mères voit grand
L’entreprise séverinoise Produit de nos Grand-Mères pourrait mettre la main, d’ici la fin de l’année, sur cinq contrats majeurs. Les négociations, amorcées ce printemps, vont bon train.
Le propriétaire, Nicolas Déry, est confiant de les obtenir ou, du moins, de s’en voir octroyer quelques-uns. «Deux de ces contrats touchent le milieu institutionnel. Les trois autres ont un lien avec le milieu arabe», mentionne-t-il, sans toutefois préciser le nom de ces clients potentiels afin de ne pas nuire aux négociations.

Il faut souligner que depuis trois ans, Produit de nos Grand-Mères réalise une percée dans le milieu institutionnel. L’entreprise y distribue quelques produits – notamment de la mayonnaise et de la vinaigrette – à la grandeur du Québec. Elle commence même à déborder en Ontario.

«Nous voulons développer davantage ce créneau. C’est ce qui nous permettra de poursuivre notre croissance. Nous sommes équipés pour répondre aux besoins du milieu institutionnel, et notre nom commence à y circuler. Nous sommes bien positionnés», estime M. Déry.

En ce qui concerne le milieu arabe, les pourparlers sont orientés sur trois types de produits: le poisson, la mayonnaise et le ketchup. Il y aurait aussi possibilité, pour un des contrats convoités, de produire de la sauce à spaghetti à base de viande Halal. «Le client fournira sa viande pour cette recette; nous la transformerons pour lui», poursuit M. Déry.

L’usine de Saint-Séverin, qui compte une cinquantaine d’employés, est équipée pour honorer ces nouveaux contrats. Les investissements réalisés il y a trois ans lui permettent d’être de taille devant les concurrents, estime le propriétaire. Entre autres, l’entreprise, reconnue pour ses conserves, est en mesure de produire à gros volumes, notamment des barils de 175 kg et des réservoirs de 2200 livres.

D’ailleurs, si les contrats pleuvent comme prévu, d’autres investissements pourraient se concrétiser dès l’an prochain. Pour les travailleurs, cela signifierait la consolidation de leurs emplois.
Du développement à venir
Parallèlement à ces négociations, Produit de nos Grand-Mères envisage développer de nouveaux produits sous sa propre étiquette. «Ils sont présentement à l’étude», confirme M. Déry.

Actuellement, l’entreprise compte une vingtaine de produits bien à elle, allant de la sauce à spaghetti au ketchup, en passant par les langues de porc, le poulet en pot, les œufs marinés, le porc en conserve, le bouillon de poulet et de boeuf naturel, le boudin et la saucisse marinée.
Produit de nos Grand-Mères effectue aussi de la sous-traitance pour quatre compagnies renommées. Les produits qui en découlent, tout comme ses propres produits, se retrouvent dans toutes les grandes surfaces du Québec, dont Zellers, Wal-Mart, Costco, Metro, Provigo, Sobeys, Loblaws et Tigre Géant. Son chiffre d’affaires atteint les cinq millions de dollars.

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