La Commission scolaire de l’énergie explorera cet automne les différentes possibilités de réorganisation sur son territoire.
Une réorganisation dans les écoles?
Le conseil des commissaires de la Commission scolaire de l’Énergie amorcera, l’automne prochain, une réflexion visant à revoir l’organisation scolaire sur l’ensemble de son territoire.
C’est la décroissance démographique, en occasionnant une baisse marquée de la clientèle scolaire, qui rend nécessaire cette réflexion. «Ça devient très difficile, confie le commissaire Martin Lafrenière. Et personne ne veut voir disparaître son école. On a donc formé un comité pour explorer les différentes possibilités de réorganisation. En clair, le mandat de ce comité est de trouver des alternatives aux fermetures.»
Regroupements, écoles institutionnelles et écoles communautés ne représentent que quelques-unes des options qui seront certainement évoquées lors des discussions à venir. Le comité en place devra, aux dires de M. Lafrenière, «rivaliser d’imagination» pour trouver des solutions. Il cite en exemple l’école alternative Tortue-des-Bois de Saint-Mathieu-du-Parc, qui fait appel à la coopération de toute la communauté locale dans l’apprentissage des élèves qui la fréquentent. «Il s’agit d’un concept dans lequel la communauté joue un rôle majeur et actif. C’est ce genre d’avenue que nous souhaitons explorer.»
Normalement, aucune fermeture ne devrait résulter de cette réflexion. Toutefois, les choses pourraient tourner autrement si certaines réflexions aboutissaient dans un cul-de-sac…
«À l’heure actuelle, ce n’est pas une option envisageable. Mais si les choses changeaient, il y aurait tout un processus à suivre au préalable. On mènerait d’abord des consultations dans les municipalités concernées, en vertu de la Loi sur l’instruction publique. Puis, si la décision était maintenue, il y aurait une année de grâce avant la fermeture, ce qui la repousserait jusqu’en 2010», précise Martin Lafrenière.
Nécessaire
Toute cette réflexion entourant la réorganisation scolaire découle des problèmes vécus cette année à Saint-Roch-de-Mékinac. Plusieurs parents ont en effet demandé que leurs enfants soient transférés, notamment vers l’école primaire La Providence de Saint-Tite. Ainsi, à la prochaine rentrée scolaire, seulement 10 enfants fréquenteront l’école primaire locale, comparativement à 17 cette année…
«Combien de temps pourrons-nous tenir, dans ce contexte? C’est difficile à dire. Mais ce qui est certain, c’est que ces transferts auront des impacts directs sur l’école du milieu, de commenter M. Lafrenière. Mon mandat politique est d’aller sur le terrain pour rencontrer les parents et leur expliquer ces impacts.»
D’ailleurs, une rencontre en ce sens a eu lieu en mai. La commission scolaire avait alors donné, aux parents présents, jusqu’au 17 juin pour réfléchir aux tenants et aux aboutissants de leur choix, qu’ils ont finalement maintenu. «On n’a pas à juger leur décision. On doit cependant composer avec elle…»