La grande traversée de Benoît Lebel

Le Grand-Mérois entreprend 5000 km de marche pour Rêves d'Enfants

Geneviève Beaulieu-Veilleux genevieve.beaulieuveilleux@tc.tc
Publié le 1 mars 2016

DÉPASSEMENT. De mars à novembre, le Grand-Mérois Benoît Lebel parcourera la distance entre Terre-Neuve et Vancouver, soit 7500 km. Il accompagnera cette audacieuse aventure d'un défi, soit recueillir 30 000$ pour la Fondation Rêves d'Enfants.

«Le plus difficile a été de prendre la décision. Ça faisait un moment que j'avais ce désir et je me suis lancé. Je me suis dit que c'était l'occasion ou jamais: je suis capable de le faire et je suis en santé», raconte l'homme de 46 ans, natif de Grand-Mère.

Adepte de la marche et de son côté «zen», Benoît Lebel a d'ailleurs dit adieu au déplacement en voiture depuis 10 ans. «Ce voyage en est un comme les autres, sauf qu'il durera huit mois et que je traverserai les quatre saisons!», résume l'homme en riant.

Partant de St-John's à Terre-Neuve le 12 mars pour parvenir à Vancouver à la fin novembre, le marcheur s'est fixé un objectif de 20 km par jour. «C'est un voyage en sac à dos et chaque livre est calculé. Par contre, je n'ai pas vraiment d'attentes: je laisse place à la liberté du moment!»

Projet personnel, le Grand-Mécrois a tout de même choisi d'allier une cause à sa traversée. «J'ai toujours aimé la mission de la fondation Rêves d'Enfants qui contribue à réaliser les rêves des enfants qui ont moins de chances dans la vie. De plus, ça donne une certaine crédibilité à ma démarche», explique-t-il.

L'aventure d'une vie

Depuis tout près d'un an donc, M. Lebel prépare son aventure en s'entraînant. Il cumule plus de 4200 km de marche à son actif et s'est muni de vêtements et d'accessoires de qualité pour un rendement optimal. «Je suis même retourné vivre chez mes parents au mois de mai afin d'économiser sur le coût du loyer.»

«Je suis quelqu'un d'introverti, j'aime avoir ma bulle. Parcourir ces kilomètres seul ne me fait pas peur. C'est l'opportunité dont j'ai toujours rêvée: la chance de sortir de ma zone de confort.»

Au fil de sa traversée et de ces rencontres, M. Lebel souhaite propager la mission de la fondation et récolter des sous. «Je traîne de l'information avec moi et je vais diriger les gens vers le site web de la fondation. J'ai aussi créé un site personnel pour suivre mon parcours.»

Artiste, le marcheur entend aussi documenter son périple par le biais de diverses photos sur son compte Instagram. «Il y a ce côté contemplatif avec la marche. On peut prendre le temps de voir, d'observer ce qui nous entoure. Si je vois une grange intéressante, je peux m'arrêter pour la prendre en photo.»

Confiant envers l'avenir, Benoît Lebel dit qu'il sent que le moment est le bon pour ce voyage. «Je vois la traversée comme un pont dans ma vie. J'ai hâte de voir ce qu'il y a de l'autre côté!»

Pour en savoir davantage et soutenir la traversée de M. Lebel, il est possible de visiter son site web bilingue au: http://wishwalk.ca/about/

La traversée de Benoît Lebel en bref

Sa motivation? Un vieux rêve et la lecture du récit de Jean Béliveau

Son défi? 5000 km de marche à travers le pays

Sa cause? La fondation Rêves d'Enfants

Son sac à dos? 30 livres (juste le nécessaire)

Ses attentes? Sortir du quotidien et laisser l'inattendu venir à lui

Ses craintes? Problème de santé (surtout aux pieds) et les ours