Une Trifluvienne s'entend avec les Carabins de l'Université de Montréal


Publié le 8 février 2017

ENTREVUE. Plusieurs universités québécoises, mais également américaines, ont tenté de convaincre la hockeyeuse Victoria Eymard de poursuivre sa carrière en leur établissement. Le choix de la Trifluvienne s'est finalement arrêté sur l'Université de Montréal.

La jeune joueuse de 20 ans termine présentement ses études collégiales avec le Collège Limoilou, à Québec.

«J'ai reçu plusieurs offres, dont les cinq équipes du circuit québécois et des offres pour jouer aux États-Unis. Boston University, Maine, Wisconsin et Carleton, en Ontario, m'ont approché également», confie celle qui campe le rôle de défenseur à caractère offensif.

«Certaines filles ont signé un peu plus tôt, mais j'ai longuement réfléchi de mon côté, en plus de perdre mon grand-père récemment. Carleton m'intéressait beaucoup, mais mon baccalauréat n'aurait pas été reconnu au Québec.»

Son choix s'est finalement confirmé au moins de décembre. Elle a signé une entente avec les Cabarins de l'Université de Montréal.

«J'ai choisi de demeurer au Québec. On perd déjà beaucoup de joueuses dans les circuits américains. Les offres sont souvent alléchantes, mais les filles sont ensuite déçues car leurs attentes n'ont pas été comblées. Il faut continuer de faire évoluer nos ligues féminines du Québec et continuer de développer nos filles», explique-t-elle.

«Au Québec, ça me permet également de rester près des miens et de ma famille. C'était aussi une question budgétaire. Ma sœur est aux prises avec une maladie et mes parents doivent s'impliquer financièrement et c'est normal. Je dois concilier l'école, le travail et les études, et on s'entend que je pratique un sport assez dispendieux.»

En février 2015, la Trifluvienne a participé aux Jeux du Canada où elle représentait l'Équipe du Québec. Elle en a conservé que de mémorables souvenirs.

«C'était la troisième année que j'essayais de ma tailler une place, par un long processus de plusieurs camps. Je suis entrée comme 5e ou 6e défenseur, et j'ai terminé dans le top 3, utilisée partout», ajoute celle qui pratique le hockey depuis l'âge de 6 ans.

«Ce fut une expérience incroyable. On n’avait jamais remporté l'or et c'est la première fois en 18 ans que le Québec battait l'Ontario, deux fois dans la même semaine en plus.»

Nouvelle priorité

    Maintenant âgée de 20 ans, la Trifluvienne mettra beaucoup d'emphase sur ses études.

«Le rêve de chaque jeune hockeyeuse est de se retrouver avec Équipe Canada aux Jeux olympiques. Avec le temps, on comprend que ce n'est pas tout le monde qui peut y parvenir. Rendu à 20 ans, c'est moins réaliste qu'à 17 ou 18 ans. Si je reçois une invitation, par contre, je serai la fille la plus heureuse au monde.»

«Je vais étudier au baccalauréat en Sécurité et études policières. J'aimerais bien me diriger dans la GRC (Gendarmerie royale du Canada) par la suite. J'aurais pu m'inscrire en Techniques policières à John Abbott ou à Rimouski, mais j'avais sacrifié ça pour le hockey. J'ai aussi choisi Limoilou car c'était un des meilleurs programmes de hockey. Je me consacrai donc à mes cinq ans d'études tout en continuant de mordre à pleines dents dans le hockey», conclut-elle.

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Idoles de jeunesse?

Je n'ai pas vraiment de joueur en particulier, mais je m'inspire de plusieurs. Thomas Chabot m'a beaucoup marqué au Championnat du monde de hockey junior dans les dernières semaines.

Passe-temps favoris?

Avant, c'était le soccer. Maintenant, je me consacre au Dekhockey. Je fais partie de trois équipes et je participe à beaucoup de tournois.

Une valeur importante pour toi au hockey?

Je dirais d'impliquer tout le monde. Que personne ne se sente laissé de côté. S'unir en tant qu'équipe et développer une belle complicité.