La Souricière, une enquête policière teintée d’humanité

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Par Myriam Lortie
La Souricière, une enquête policière teintée d’humanité
La Souricière d'Agatha Christie s'arrêtera à Shawinigan le 1er février prochain. (Photo : gracieuseté)

Entrevue avec la metteure en scène Michèle Deslauriers

THÉÂTRE. Banlieue de Londres, 1950. Un meurtre survient au manoir Monkswell. Le jeudi 1er février prochain, au Centre des arts de Shawinigan, le public est invité à résoudre une intrigue finement ficelée par Agatha Christie. Il s’agit d’une rare occasion de découvrir ce classique anglais qui ne fera jamais l’objet d’un film, à la demande de l’auteure.

«À Londres, cette pièce est jouée depuis 1952. Chaque fois on demande aux spectateurs de ne pas révéler l’intrigue finale», raconte la metteure en scène Michèle Deslauriers. «Le public a l’impression de jouer au détective. C’est comme s’il faisait une enquête. Parfois on pense qu’on a tout compris et un élément vient tout déconstruire», poursuit-elle.

«Agatha Christie scrute l’âme humaine. Quand j’ai plongé dans son monde, j’ai trouvé ça absolument fascinant», confie-t-elle.

La Comédie Humaine compte déjà plus de 92 représentations à travers le Québec depuis 2016. Huit comédiens, Louise Deschâtelets, Marcel Girard, Sonia Vigneault, Jean L’Italien, Marc-François Blondin, Guillaume Champoux, Stéphanie Crête-Blais et Richard Robitaille se confrontent dans un huis clos pendant 1h30 à travers des personnages colorés.

La pièce se déroule dans le manoir Monkswell que Mollie et Giles Ralston ont transformé en auberge. Le jour de l’ouverture, ils sont immobilisés par une tempête de neige avec leurs six pensionnaires. Soudainement, un des clients est assassiné. L’inspecteur Trotter mène l’enquête. Le meurtrier est l’un d’entre eux. Doute, suspicion, tension, interrogatoire, comédie et mensonge s’ensuiveront.

«J’aime beaucoup creuser la psychologie des personnages, le rythme d’un spectacle. Je veux que ce soit “punché”, vivant, et qu’en même temps il y ait une retenue dans le jeu», explique la metteure en scène. Ainsi, tout au long du récit, on découvre les personnages et leurs angoisses au-delà des apparences. Le tout se déroule dans un décor typiquement anglais.

«C’est un bon divertissement. C’est touchant parce que les histoires racontées sont pleine de vérité. C’est un bon thriller. C’est fascinant de voir tous les fils qui s’entremêlent», invite Michèle Deslauriers. «Pour des gens qui n’ont jamais vu Agatha Christie, ça donne la piqûre!»

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