La Tuque, le nouvel Hollywood du Québec?

Photo de Bernard Lepage
Par Bernard Lepage
La Tuque, le nouvel Hollywood du Québec?
Le tournage de Isolation se termine ce weekend à La Tuque.

CINÉMA. La Tuque, Hollywood PQ? On serait tenté d’y croire alors que pour la deuxième fois en moins d’un mois,  une équipe d’acteurs et de techniciens est en ville pour y tourner un film… en anglais et mettant en vedette des zombies.   

Après le Latuquois Yvan Ross qui est venu enregistrer des scènes de son court métrage Mylène à la fin août, c’est un dénommé Ding Wang qui a installé son plateau de tournage à la mi-septembre sur le site du Camping La Tuque.

Dans le synopsis d’Isolation, le camping est sur le point d’être vendu, mais ses propriétaires doivent le fermer précipitamment en raison de la pandémie de la COVID-19 qui vient d’éclater.

Ils attendent toutefois l’arrivée de l’arrogant Aaron, le riche fils de l’acheteur, qui débarque à La Tuque avec un groupe d’amis pour voir le site. Les propriétaires découvrent rapidement que les nouveaux acquéreurs projettent de transformer l’endroit en une mine de graphite. Dans la nuit qui suit, de mystérieuses créatures mortelles envahissent les lieux: des Latuquois transformés en zombies par une mutation du virus.

«Dans le film, La Tuque joue son propre rôle», explique la scénariste du film Diane Janna, une Montréalaise qui connaît bien la région, puisque native de Shawinigan. Mais le choix de la Haute-Mauricie comme lieu de tournage n’a rien à voir avec elle, mais plutôt parce que le réalisateur et producteur Ding Wang est d’origine chinoise tout comme les propriétaires du camping, Zhuping Cao et Fei Peng Nan.

Le réalisateur Ding Wang sur le plateau de tournage du film «Isolation».

Une distribution cosmopolite

Le plateau ressemble d’ailleurs parfois à une société des nations tant l’origine des acteurs est diversifiée. On y retrouve un Chinois, une Brésilienne, un amérindien de Toronto et des Québécois, francophone et anglophone. «Ça parle mandarin, anglais et français. C’est très intéressant comme ambiance», note Diane Janna qui était venue en repérage durant l’été pendant l’élaboration de son scénario. «J’ai intégré dans l’histoire beaucoup de décors qui existent déjà au camping. C’est une bonne façon de faire des économies, car c’est un film avec un microbudget», poursuit-elle.

D’une durée de trois semaines, le tournage devrait se terminer ce dimanche 4 octobre. La semaine dernière, c’était les captations des scènes de nuit. «C’est le bout le plus difficile explique Diane Janna. Ça commence vers 18h le soir et se termine vers 6h du matin.» C’est aussi dans ces séquences qu’on retrouve les figurants incarnant des zombies. Un appel pour trouver des Latuquois souhaitant  participer avait été lancé par la scénariste lors de l’arrivée de l’équipe à la mi-septembre.

Habitant à Montréal, le réalisateur Ding Wang fait régulièrement la navette entre le Canada et son pays d’origine. En 2016, il produit et réalise son premier long métrage The Killing House (Réincarnation en VF), un film doté d’un budget de 100 000$ qui a été distribué en Amérique du Nord, au Japon, en Corée du Sud et au Brésil. Il a aussi travaillé en 2016 sur un film hongkongais qui a obtenu un certain succès, League of Gods, mettant en vedette Jet Li, un acteur chinois spécialiste des arts martiaux.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires