Alerte à la berce du Caucase

Photo de Sandra Lacroix
Par Sandra Lacroix

Plante envahissante et toxique, la berce du Caucase a récemment fait son apparition en Mauricie, à Sainte-Anne-de-la-Pérade. La Direction de santé publique (DSP) invite les citoyens et les municipalités à la prudence, car un contact avec ce végétal entraîne de sérieuses brûlures.

Bien que d’apparence décorative et inoffensive, il faut se méfier de la berce du Caucase. En effet, elle représente un risque important de brûlures à la peau, entraînant rougeurs, cloques, taches brunes et sensibilités au soleil pendant plusieurs mois.

C’est en plein cœur du village de Sainte-Anne-de-la-Pérade, près de la Meunerie La Pérade, que la première colonie de berces du Caucase a été localisée. La Direction de santé publique de l’Agence de santé et de services sociaux Mauricie/Centre-du-Québec a tenu ce matin un point de presse afin d’informer les citoyens et les municipalités des dangers liés à cette plante.

Rosalie Lefebvre, conseillère en santé et environnement, a expliqué que la sève de la berce du Caucase réagit lorsqu’elle est exposée à la lumière (phototoxique). En fait, lorsqu’elle est manipulée, il y a risque d’entrer en contact avec la sève. Cette dernière contient des toxines qui réagissent fortement à la lumière causant ainsi les brûlures à la peau.

«Si jamais une personne entre en contact avec la plante, il faut immédiatement éliminer la sève, sans frotter, en utilisant du papier absorbant. Lavez ensuite avec un savon doux et rincer abondamment. Aussi, portez des vêtements longs pendant quelque temps pour éviter d’exposer à la lumière», recommande Mme Lefebvre. Les brûlures peuvent se déclarer dans les 48 heures suivant la contamination.

Reconnaître la berce du Caucase et l’éliminer

La berce du Caucase est une plante géante qui peut atteindre les cinq mètres de haut. Sa tête est formée de nombreuses petites fleurs blanches, regroupées sous forme d’ombelles. Elle peut parfois être confondue avec une autre plante indigène, la berce laineuse.

Pour l’instant, on a répertorié des colonies de ce végétal dans le sud du Centre-du-Québec, en Outaouais, à Québec et maintenant à Sainte-Anne-de-la-Pérade.

La DSP demande la collaboration de la population afin de porter une attention particulière et signaler toute présence de la berce du Caucase sur le territoire.

Afin de limiter sa propagation, il faut l’éliminer jusqu’à la racine, dans la mesure du possible. Rappelons que c’est une plante envahissante qui se répand facilement, produisant des milliers de graines à la fois.

Avant d’approcher les plants, protégez-vous adéquatement, pantalons, chandails longs, gants imperméables et lunettes de sécurité.

Pour se débarrasser d’un plant isolé, utilisez une pelle pour retirer le maximum de racines. Devant une grande quantité de plants, l’aide de la municipalité peut s’avérer nécessaire. Il est très important de procéder à l’éradication avant que les plantes commencent à produire des graines, soit vers la fin juillet.

En présence de la berce du Caucase

Si vous croyez avoir été en contact avec la berce du Caucase ou pour obtenir plus d’information sur les mesures à prendre en cas de brûlures, communiquez avec le Centre antipoison du Québec au 1 800 463-5060, ou avec le service Info-Santé au 8-1-1.

Pour plus d’information sur la berce du Caucase, communiquez avec le centre d’information du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs au 418 521-3830 ou 1 800 561-1616 ou par courriel à info@mddep.gouv.qc.ca.

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