Bilan de la tique d’hiver de l’orignal en Mauricie

Photo de Patrick Vaillancourt
Par Patrick Vaillancourt
Bilan de la tique d’hiver de l’orignal en Mauricie
De 2012 à 2014

PARASITE. La tique d’hiver de l’orignal préoccupe les chasseurs du Québec de plus en plus depuis 2012. Afin de réaliser un suivi du parasite, le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs tient un décompte. TC Media s’est entretenu avec Édith Cadieux, biologiste pour le ministère en Mauricie, afin d’en connaître plus.

«La tique d’hiver de l’orignal est un phénomène qui existe depuis longtemps, mais les préoccupations sont plus récentes, explique Mme Cadieux d’entrée de jeu. Dans le passé, il n’y a pas eu vraiment d’effort pour documenter le phénomène. C’est seulement depuis 2012 que nous tenons un décompte. Nous avons commencé ce suivi pour le long terme.»

Bien entendu, le nombre de cas peut être beaucoup plus important, puisque le ministère a seulement les chiffres concernant les orignaux qui sont abattus dans le cadre de la chasse. Les agents de la faune peuvent aussi noter les orignaux qui ont des tiques, mais il ne s’agit pas d’un processus aussi rigoureux.

Le ministère détermine le nombre de tiques par 10 centimètres sur le corps de la bête. Pour la zone de chasse 26, 85% des orignaux avaient au moins une tique pour la moyenne de 2012 et 2013, comparativement à près de 100% pour les orignaux se trouvant au sud du fleuve St-Laurent, là où le phénomène est vraiment important.

En 2012, toujours pour la zone 26, on retrouvait 1,25 tique par 10 centimètres, comparativement à 1 tique par 10 centimètres en 2013.

En comparant avec les zones plus au sud, on retrouve 3,5 tiques par 10 centimètres sur les orignaux en Gaspésie, et plus de 4 tiques par 10 centimètres pour le roi des forêts en Estrie.

«Même si un chasseur abat un orignal qui a beaucoup de tiques, il n’y a aucun danger pour l’humain et la viande peut être consommée, explique Mme Cadieux. Les tiques vont affecter la surface de la peau de l’animal, mais elles ne rentrent pas à l’intérieur, alors elles n’atteignent pas la viande. La tique ne transmet pas de maladie non plus. C’est au moment de la chasse que la tique apparaît sur l’orignal, et pendant l’hiver, elle grossit et c’est à ce moment que l’animal sent les démangeaisons. Depuis 2012, nous avons noté de 5 à 10 décès pour la zone 26, mais ce n’est pas le reflet de la réalité puisque si un orignal meurt dans le bois par lui-même, les données ne sont pas comptabilisées.»

Il est possible d’obtenir plus d’informations sur la tique d’hiver de l’orignal en consultant le site Web du ministère.

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