Cap Tawachiche: le nouveau terrain de jeux des grimpeurs

Photo de Bernard Lepage
Par Bernard Lepage

Il risque d’y avoir de l’animation dans la ZEC Tawachiche l’été prochain. Aux pêcheurs et chasseurs qui constituent la clientèle régulière, il faudra maintenant ajouter les grimpeurs…

Dans le petit monde de l’escalade québécois depuis quelques mois, on ne parle que des falaises de Tawachiche. Long d’environ un demi kilomètre et haut de 80 mètres à son sommet, ce cap rocheux surplombe le lac Terrien, à Lac-aux-Sables.

Pour le grimpeur André Beaudoin qui l’a découvert tout à fait par hasard à l’été 2008 lors d’une partie de pêche, ce site est comparable aux falaises qu’on retrouve au Saguenay, dans Charlevoix ou sur la Côte-Nord. «Mais contrairement à ces endroits qui nécessitent parfois deux ou trois heures de marche pour accéder à la falaise, le cap Tawachiche est situé à environ 15 minutes du poste d’entrée de la ZEC», s’enthousiasme-t-il.

En Mauricie, l’escalade de roches est beaucoup moins pratiquée que celle de glace. «Il y a un cap rocheux sur l’île Melville à Shawinigan mais il s’adresse aux débutants et intermédiaires.»

Présentant le lieu comme un «futur site prestigieux d’escalade d’aventure», ce résident de la Ville de Québec a commencé avec d’autres grimpeurs à arpenter le cap l’été dernier. Neuf itinéraires ont déjà été recensés mais le travail ne fait que débuter. André Beaudoin croit qu’une cinquantaine de voies pourront être ouvertes lorsque la montagne aura été explorée de fond en comble. «Des voies dures à très dures, voire extrêmes», écrit ce géographe de profession dans un document qu’il a rédigé sur les falaises de Tawachiche.

Le travail d’exploration se poursuivra donc cet été alors que l’élite des ouvreurs-équipeurs du Québec viendra escalader la cascade de roches située sur des terres publiques. À ce propos, le Club d’escalade de la Mauricie a entrepris des démarches avec la direction de la ZEC afin que l’arrivée des grimpeurs n’entre pas en conflit avec les habitudes de la clientèle traditionnelle. «Nos gens ont été sensibilisés au contexte qui prévaut là-bas et notre intention est d’intégrer nos activités de façon harmonieuse à celles déjà en place», précise André Beaudoin.

Parallèlement au volet exploration du cap Tawachiche, les membres de la Fédération québécoise d’escalade envisagent d’aménager des sentiers afin d’améliorer son accessibilité.

Pour André Beaudoin, il est important que les résidents du secteur ait une perception juste des grimpeurs. «On nous imagine parfois comme des têtes brûlées mais c’est tout le contraire. C’est un sport à risque et il peut arriver des accidents mais la sécurité fait partie de chaque étape de notre démarche», termine-t-il.

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