Cuba tatouée sur le coeur

Par superadmin

SOLIDARITÉ. À 74 ans, le Shawiniganais Claude Rompré ne semble pas se lasser de ses aventures en terres cubaines. Sur l’île, il a découvert un autre univers, aidé de nombreuses familles grâce à ses dons, mais surtout il s’est bâti des amitiés pour la vie.

Souhaitant perfectionner son espagnol, Claude Rompré s’envole en terre cubaine en 1996. Au départ basé à Varadero, l’enseignant d’anglais à la retraite découvre bien vite la ville d’Holguin et ses habitants.

C’est lors d’une sortie dans une discothèque que l’homme rencontre pour la première fois Angel Marrades, celui qui allait devenir un ami. «Il m’a fait visiter les environs à bord de sa Lada et j’ai rencontré sa famille». Sociable et généreux, M. Rompré tisse ainsi facilement des liens avec divers locaux et ressent rapidement le besoin de redonner au peuple.

«J’ai réalisé que j’étais chanceux de vivre dans un pays développé. Cuba, c’est le tiers monde, c’est comme être sur une autre planète!», évoque-t-il. Il aurait pu choisir de mettre son argent dans divers projets personnels, mais le Shawiniganais préfère donner un coup de main aux Cubains, qu’il dépeint comme charmants et débrouillards.

«Oui, ça m’a couté beaucoup d’argent en vingt ans, mais si je m’étais construit, puis que j’avais entretenu un chalet ou bien que je m’étais payé des parties de golf tous les ans pendant le même temps, ça m’aurait coûté aussi cher!», résume humblement celui qui a agi comme bon samaritain de dizaines de familles au fil de ses séjours.

«Je me suis pris à aimer cela et, aujourd’hui, je considère les Cubains comme mes amis les plus proches», poursuit celui qui entretient une correspondance régulière avec plusieurs d’entre eux.

Un bon samaritain hors de l’ordinaire

Rénovation de maison, don d’outils, de matériaux, d’aliments ou de jouets sont autant de façon pour M. Rompré de subvenir aux besoins de ceux qu’ils considèrent pratiquement comme des membres de sa famille. À preuve, le Shawiniganais est parrain de trois Cubains: Lester, Racheli et Fernando.

«Je pense qu’il y a deux façons de donner. Tu peux faire déballer 14 cadeaux à ton enfant à Noël ou bien tu peux combler un trou. J’ai choisi cette dernière option avec mes voyages», résume-t-il.

Mortalités, naissances, anniversaires et même le passage de l’Ouragan Ika en 2008 n’ont pas échappé au Québécois au fil de ses escales. M. Rompré estime avoir donné un coup de main à une douzaine de familles depuis le début de son aventure.

Conscient de la visibilité associée à sa générosité, Claude Rompré affirme ne pas avoir été une victime de sa bonté. «Oui, il y a eu certains jaloux, mais je n’ai pas été la cible de sollicitation à outrance.»

Le plus beau retour sur investissement pour l’homme? «La valorisation. J’aime donner un coup de main et voir les sourires sur les photos, ça parle de soi. Vous ne trouvez pas?», soutient M. Rompré en parcourant ses nombreux clichés de voyage.

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