Des changements au Digihub pendant la pandémie

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Par Patrick Vaillancourt
Des changements au Digihub pendant la pandémie
Sur la photo, on aperçoit Maude labrosse, directrice-adjointe, Dominic Oury, responsable de l'accompagnement, et Philippe Nadeau, directeur du Digihub. (Photo : Hebdo Patrick Vaillancourt)

N.D.L.R.: Prendre note que l’entrevue et les propos ont été recueillis avant l’annonce du resserement des mesures sanitaires.
Si le Digihub Shawinigan se trouvait en rupture d’espace au début de l’année 2020 avec l’implantation d’un premier bureau des technologies en région pour Desjardins, le portrait a changé rapidement avec la pandémie alors que plusieurs clients ont dû se tourner vers le télétravail, si bien qu’un des aspects importants du Digihub, l’entraide et le partage d’information entre les entreprises, a été compromis.

« On était au maximum de notre capacité et il fallait penser à restructurer nos espaces », commente le directeur du Digihub Philippe Nadeau.

« Ça arrivait même qu’on devait refuser des réservations de salle et des demandes pour des événements parce qu’on avait trop de demandes », ajoute Maude Labrosse, directrice adjointe.

Depuis quelques semaines, des entreprises sont revenues au Digihub. « Nous avons eu quelques locations de salle, mais c’est timide pour le moment. On navigue entre le virtuel et la présence physique. Les circonstances ont fait que les gens ont continué à travailler de chez eux, et on a pu les aider de façon virtuelle », précise M. Nadeau.

Dans le forfait du Digihub, une entreprise est accompagnée lorsqu’elle loue un local au Digihub. Comme les employés des différentes entreprises étaient en télétravail, le premier geste a été de couper la location du local de la bâtisse de l’avenue de la Station. On retrouvait peu d’entreprises en accompagnement virtuel avant la pandémie. « On s’est reviré de bord pour offrir un forfait d’accompagnement virtuel qui était moins cher qu’un coût de loyer, et où les gens avaient accès à un service d’accompagnement avec Dominic Oury qui est arrivé dans l’équipe. C’est devenu une version hybride de ce qu’on avait. Maintenant, on est rendu à 50-50 dans les incubés virtuels et ceux qui sont ici en présentiel. On est allé chercher une certaine clientèle qui n’aurait pas pris le forfait complet avec le local. On a une communauté d’environ 45 entreprises, ce qu’on avait physiquement avant la pandémie », indique Mme Labrosse.

Cette mesure a permis au Digihub de récupérer certaines sommes qui ont été perdues avec l’arrêt de la location de locaux.

M. Nadeau précise qu’il n’y a pas eu d’entreprise cliente au Digihub qui a fermé en raison de la pandémie.

« Étant donné que le Digihub est très réseauté à l’international, nous avons commencé à incuber des entreprises françaises avec notre forfait virtuel », indique Dominic Oury, responsable de l’accompagnement des entreprises.

« On s’est aperçu que les autres incubateurs à Montréal ou Québec ont vécu le même genre de crise que nous avec la difficulté de ramener les gens », poursuit M. Nadeau.

La prochaine étape pour la direction du Digihub sera de relancer le café qui est arrêté depuis un an, afin de relancer la dynamique de l’espace de travail partagé.

De nouveaux projets annoncés bientôt

Le directeur du Digihub avance que des entreprises situées dans les métropoles se tourneront bientôt vers le Digihub Shawinigan afin de poursuivre leur croissance. « Nous avons deux gros projets relativement majeurs qui s’en viennent.  Il y a un exode des particuliers qui cherchent des maisons en région, et il y a des entreprises qui suivent le mouvement. L’un occuperait un espace de 1000 pieds carrés, et l’autre un espace de 2000 pieds carrés. On va laisser le soin aux entreprises d’annoncer leur projet, mais l’un des deux est dans le domaine du numérique, on rentre avec nos premières amours dans le jeu vidéo. C’est un retour à la base. La pandémie a accéléré l’appropriation numérique dans plusieurs secteurs », confie M. Nadeau.

Les secteurs d’activités

Après le pôle de la muséologie qui existe depuis quatre ans, ce sera bientôt au pôle de la cryptomonnaie de voir le jour au Digihub. « On va attaquer la quatrième et cinquième cohorte en développement cryptomonnaie avec le Cégep de Shawinigan. Il y a foule, et d’ailleurs les étudiants sont venus présenter un projet de création d’une cryptomonnaie pour les commerçants de Shawinigan », ajoute Philippe Nadeau.

Le Digihub a aussi déposé un projet ambitieux auprès du gouvernement pour aider les musées du Québec et du Canada. « On veut porter l’innovation à la grandeur des musées du Québec. Les musées sont un peu les parents pauvres de tous les gouvernements respectifs. Le gouvernement devrait financer la mise à niveau des musées pour vivre une expérience immersive », ajoute Philippe Nadeau.

« On rayonne vraiment dans notre expertise de la muséologie. On est même présent à cannes en France. On est le seul incubateur au Québec qui génère des contrats à nos entreprises pour un pôle. En 2020, ç’a apporté un chiffre d’affaires concret de 400 000$ pour nos entreprises membre du pôle », conclut Maude Labrosse.

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