Des citoyens rencontrent la députée Marie-Louise Tardif

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Par Patrick Vaillancourt
Des citoyens rencontrent la députée Marie-Louise Tardif
Près d'une trentaine de citoyens se trouvaient devant le bureau de la députée Marie-Louise tardif lundi matin. (Photo : Hebdo Patrick Vaillancourt)

SHAWINIGAN.  Un groupe d’environ une trentaine de personnes s’est déplacé devant les bureaux de la députée de Laviolette-Saint-Maurice lundi matin afin d’une part, de dénoncer le fiasco de la gestion municipale concernant l’usine de filtration d’eau potable du lac à la Pêche, et d’autre part, afin de discuter avec la députée du dossier avant la rencontre prévue mercredi entre la Ville et le ministre de l’Environnement Benoit Charrette.

La porte-parole du groupe de citoyens est Mme Lynn Gravel. « On fait depuis longtemps des démarches citoyennes concernant les problèmes et les ratés de l’usine du lac à la Pêche. On a rencontré la direction régionale du ministère de l’Environnement la semaine dernière, mais c’était seulement sur le point des rejets toxiques de l’usine dans le ruisseau. Il y a beaucoup de problèmes pour l’usine du lac à la Pêche et ça commence avec la conception de l’usine par le choix de la source d’eau. On voulait s’assurer ce matin de rectifier les faits, et de s’assurer qu’on a l’écoute de notre députée Mme Tardif. C’est beaucoup plus large que des rejets toxiques dans un ruisseau. »

Le groupe de citoyens a demandé qu’une enquête publique soit faite. « On demande une enquête, on demande de faire la lumière, on demande la participation du gouvernement pour nous informer, et qu’on ait accès à l’information, car présentement la Ville n’est pas transparente avec nous, poursuit Mme Gravel. Beaucoup de documents demandés qui ont fait partie prenante de la demande d’autorisation ministérielle ne nous ont pas été remis. On comprend qu’il y a une enquête présentement au ministère de l’Environnement concernant lesdits rejets toxiques, mais beaucoup d’autres informations nous manquent. »

Mme Gravel ajoute que si le groupe avait eu les moyens, une poursuite contre la Ville aurait déjà été entreprise. « On utilise le chemin démocratique. Il n’y a rien qui a été décidé lors de la rencontre avec Mme Tardif, mais on voulait s’assurer que les citoyens de Shawinigan se fassent entendre. C’est ce qu’on a accompli ce matin, alors en ce sens, je suis satisfaite de la rencontre avec Mme Tardif. »

Le citoyen dont ses terrains sont limitrophes à l’usine du lac à la Pêche était aussi sur place avec le groupe de citoyens. « Je suis très satisfait de la rencontre avec la députée. J’ai pu constater qu’elle était au courant du dossier encore plus que je pensais. Je suis convaincu qu’elle est déterminée à aider les propriétaires et les citoyens pour avoir une solution à court terme et long terme. Mais pour moi, il n’y a pas de solutions à court terme, mettre une piastre de plus dans cette usine-là c’est une piastre de trop. Il faut aller à une solution permanente qui est la rivière Saint-Maurice. L’eau du lac la Pêche restera toujours eutrophe et avec plein de matière en suspension. »

M. Berthiaume est allé jusqu’à demander la démission du maire Michel Angers. « Si le maire a un peu d’honneur, avec le fiasco qu’il a fait là, il devrait démissionner. »

De son côté, la députée Marie-Louise Tardif n’a pas voulu de trouver de coupable pour les difficultés de l’usine du lac à la Pêche. « Il faut trouver une solution à court terme pour du long terme. C’est une problématique sérieuse. Ce n’est pas juste l’environnement, mais l’environnement humain aussi. Il y a des dizaines de milliers de gens impactés par la qualité de l’eau, et ce n’est pas ce qu’on veut. Les politiciens vont se baser sur des données scientifiques pour prendre des décisions. Est-ce que ça sera une préusine? Est-ce qu’il faut aller prendre l’eau ailleurs? Le nœud, c’est combien ça va coûter. De part et d’autre, il y a une analyse à faire pour savoir qui est responsable, mais présentement on n’est pas à essayer de trouver un coupable. Les gens veulent que je porte leur voix au ministre Charrette, et c’est mon rôle. On m’a parlé d’enquête publique, mais on n’est pas rendu là. »

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