Des contrats à l’étranger pour la photographe Geneviève Trudel

Par superadmin

CARIÈRRE. L’Allemagne, puis la Suisse. Les portes de l’Europe s’ouvrent à la photographe shawiniganaise Geneviève Trudel. Une aventure visuelle et humaine que la femme savoure pleinement.

«C’est capoté! C’est toute une tape dans le dos. Quand tu es une artiste, tu doutes souvent de ton travail et tu te poses des questions…là, je me dis que je ne dois pas être si mauvaise», blague Geneviève Trudel lors d’un entretien "Skype" avec l’Hebdo.

De Berlin et… en pyjama, la photographe a accepté de nous livrer un compte-rendu de ses contrats photo à l’étranger où elle a pour mission d’immortaliser deux mariages. Ces mandats sont le fruit de graines semées, il y a plus d’un an.

C’est lors de contrats photo en Mauricie avec une clientèle de l’internationale que Geneviève Trudel a fait connaissance avec deux couples de l’Europe: Alexander et Sabrina d’Allemagne, de même que Julien et Andrea de la Suisse.

«Les shootings de couple ont été l’élément déclencheur. Il y a eu une connexion qui s’est faite entre eux et moi. Dans mon travail, ça me prend ça, car sinon c’est difficile d’obtenir ce que tu veux si ça ne clique pas!», résume l’artiste.

Une vision «Made in Quebec»

Ainsi, la photographe a réalisé un mandat photo à Munich en septembre et se prépare pour un séjour à Genève au mois de janvier, où elle devra capturer sur son objectif un mariage d’hiver. Si la barrière de la langue est un élément à souligner dans ce mandat à l’étranger, Mme Trudel parle aussi de l’approche différente des deux cultures.

«Les Allemands sont plus conservateurs et peu expressifs, règle générale. Aussi, j’ai dû apprendre au fur et à mesure les habitudes et conventions autour du mariage là-bas: c’est très différent d’ici. C’est comme devoir écrire de la main gauche quand tu écris habituellement de la main droite!», illustre la Shawiniganaise.

D’ailleurs, c’est la créativité et la spontanéité de la photographe qui ont plu aux mariés. «C’était plaisant de vivre ça avec eux. L’un de mes beaux moments a été lors d’une séance photo près d’un château en Bavière. L’architecture était splendide et tout était si photogénique. Je faisais un 360 degrés et j’aurais voulu tout photographier. J’aurais pu shooter pendant quatre heures!»

Si cette aventure photographique est palpitante, Geneviève Trudel précise que les contrats à Shawinigan stagnent pendant ce temps. «C’est bien un moment, mais j’ai hâte de revenir», ricane la mère de famille.

«Faire de la photo ailleurs, ça me donne des idées, ça m’ouvre des portes. Je reviens avec un bagage autre», résume celle qui en a aussi profité pour visiter le pays et goûter aux légendaires bières allemandes.

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