Discorde entre Shawinigan et les villes voisines

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Par Patrick Vaillancourt
Discorde entre Shawinigan et les villes voisines

INFRASTRUCTURES. La Ville de Shawinigan a demandé aux municipalités voisines de payer une redevance pour les infrastructures municipales de loisirs et de sports, ce qui n’a pas été bien reçu par les maires des villes concernées. Le maire de Shawinigan Michel Angers a réagi mardi après-midi.

Le maire Michel Angers a fait valoir sa déception à l’égard des autres maires qui se sont servis des médias pour tenter de faire de la négociation à partir d’une rencontre de travail qui a eu lieu le 20 octobre dernier. «Nous avons mentionné aux maires que nous étions ouverts aux discussions après avoir présenté l’analyse. L’objectif était pour éviter une tarification à la pièce par les citoyens. Lors de la rencontre, la majorité des maires et des directeurs généraux ont dit qu’ils comprenaient la situation, mais qu’ils ne voudraient pas payer.»

Les municipalités voisines ont jusqu’au 27 novembre pour répondre à la proposition. «Pour une réponse négative, nous n’aurons pas d’autres choix que de taxer directement le citoyen qui utilise nos services. Je peux vous dire qu’il y a des gens qui vont faire le saut. Dans le contexte actuel, c’est tout un deal que nous proposons aux municipalités. Si d’autres municipalités au Québec ont adhéré à ce principe de partenariat, je ne comprends pas ce qui se passe ici. J’invite les maires à reconsidérer notre proposition», ajoute le maire Angers.

«L’objectif poursuivi par la rencontre du 20 octobre dernier était de proposer à chacune des municipalités une entente de partenariat avec les municipalités voisines, exactement comme l’ont fait d’autres villes, notamment Victoriaville, explique le premier magistrat. Même Trois-Rivières se dirige dans cette direction. Nous avons mandaté la firme Raymond Chabot Grant Thornton pour évaluer le véritable coût de revient de l’ensemble des activités de loisirs, de sports et de culture, donc le coût réel détaillé. La raison est simple, c’est pour être équitable à l’endroit des citoyens de Shawinigan qui ont toujours soutenu financièrement les équipements de loisirs, et qui ont par le fait même subventionné les jeunes des municipalités avoisinantes qui viennent profiter des infrastructures de la Ville. L’étude a été basée sur des inscriptions réelles.»

Le maire Angers a pris en exemple le coût pour un joueur au hockey mineur. Il a été évalué qu’on joueur de hockey à Shawinigan coûte 1698$. «Si on prend le cas de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, la municipalité a une taxe de non-résident de 400$, ce qui veut dire que les citoyens de Shawinigan au complet sur leur compte de taxes subventionnent 1300$ par jeune qui vient jouer au hockey ici. Depuis 2002, 975 jeunes de Notre-Dame-du-Mont-Carmel sont venus jouer au hockey à Shawinigan. Si on fait le calcul, les Shawiniganais ont subventionné ces jeunes pour un montant de 1,2 M$ depuis les 13 dernières années. C’est la réalité seulement pour le hockey.»

La Ville a remis un tableau aux médias indiquant que la municipalité assume 89% du coût de ses infrastructures, contre 4% pour les municipalités voisines qui ont des gens inscrits à des activités.

La culture

Pour chaque billet payé à 50$ pour un spectacle au Centre des arts ou à la Maison de la culture Francis-Brisson, la Ville de Shawinigan en paye 75$ pour l’entretien de ces bâtisses. «Plus de 50% des gens qui assistent à un spectacle au Centre des arts sont de l’extérieur de Shawinigan. Ce n’est pas notre intention de demander le code postal des gens qui assistent aux spectacles. Le gros pour les montants d’argent qui est demandé est pour des inscriptions personnelles à des activités de loisirs ou de sport», affirme M. Angers

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