Doral peut maintenant larguer les amarres!

Par Antoine Tremblay

Avec l’attribution d’un prêt de 2M$ du gouvernement provincial via son programme Renfort, l’entreprise Doral International complète le montage financier de sa relance qui s’élève à 6M$. «Le pire est en arrière. Tout est maintenant en place pour relancer la compagnie et garder son statut de leader mondial», affirme le président et directeur général de l’entreprise, Denis Poliseno.

Le soleil semblent désormais rayonner sur l’entreprise grand-méroise à en juger par les propos de M. Poliseno. La relance permet d’assurer le maintien de 65 emplois. Ce nombre pourrait à court terme s’élever à 150 si la production continue sur cette lancée. «Nous avons beaucoup de commandes. En remettant la production en marche, il faut augmenter la cadence et augmenter la production. L’arrivée de nouvelles personnes dépend de la manière dont nous allons être capables de nous structurer et de la vitesse à laquelle nous formerons des personnes», soutient le président de Doral.

Outre cette création d’emploi, l’homme d’affaires entend également s’appuyer sur une nouvelle gamme de produits, notamment en produisant de plus petits bateaux. «Il nous manque encore certains modèles dans notre ligne. En ce qui concerne les gros bateaux, il y a une tendance qui s’installe avec les toits fermés. C’est sur qu’on veut développer ça. Il y a une grosse demande présentement en Europe et certains concessionnaires attendent uniquement que les bateaux soient disponibles pour en acheter.»

Doral a effectué du développement et de la recherche tout en optimisant son processus d’assemblage pour rester compétitive. Une équipe de représentants a été mise en place pour développer le marché nord-américain, un marché qui a probablement été abandonné avec les années laisse entendre M. Poliseno. Quant au marché européen, celui-ci se porte bien.

La ministre responsable de la région de la Mauricie et députée de Laviolette, Julie Boulet, mentionne l’importance d’avoir une main-d’œuvre qualifiée et l’importance de pouvoir s’appuyer sur un réseau de sous-traitants locaux expérimentés. «Doral est un fleuron de l’économie de la Mauricie. Les retombées se feront sentir partout en région. Il ne peut pas y avoir de comté Laviolette sans l’entreprise Doral», rappelle-t-elle.

La maire de Shawinigan abonde dans le même sens. «Chaque emploi créer ou préserver compte. Vous êtes considérés comme des artisans. Si Doral est ici, c’est grâce à vous», a-t-il dit en regardant les travailleurs.

Rappelons qu’en avril 2010, l’entreprise Doral International déclarait faillite. Michel Angers s’était alors rendu à Toronto pour y discuter de l’avenir de Doral avec l’ancien propriétaire, Erwin Zecha, qui cherchait à s’en départir. Quelques semaines plus tard, on apprenait que le plus grand concessionnaire de la marque au Canada et actuel président de Doral, Denis Poliseno, concluait une entente de principe pour le rachat Doral et assurait du même coup la survie de l’entreprise.

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