Doral renaît de ses cendres, pour le moment

Par superadmin

Doral International poursuivra ses opérations à Grand-Mère jusqu’en septembre. Passé cette date, les carnets de commandes devraient être écoulés et personne n’est en mesure de dire ce qui adviendra de l’usine située sur la 3e avenue.

Denis Jutras, vice-président de Doral, a confirmé au cours d’un point de presse l’information avancée hier après-midi par www.lhebdodustmaurice.com. Erwin Zecha, président de la compagnie, a repris possession des actifs de l’entreprise des mains du syndic de faillite.

«La compagnie de gestion qui détenait Doral a fait faillite. Une nouvelle compagnie, appartenant toujours à monsieur Zecha, s’occupe maintenant de relancer la production», a-t-il expliqué.

Finalement, les dirigeants de Doral International se sont débarrassés d’une dette dépassant les 7,5 millions de dollars. (Voir autre article à ce sujet)

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Erwin Zecha a relancé Doral International, mais il n’a apparemment pas l’intention de l’exploiter bien longtemps.

«Il est un homme d’affaires aguerri et il a maintenant d’autres projets. Nous avons récemment eu des pourparlers sérieux avec un groupe d’acheteurs québécois, mais malheureusement, les négociations ont achoppé. Nous espérons maintenant qu’un autre groupe se porte acquéreur de l’entreprise d’ici les prochains mois», a enchaîné Denis Jutras.

Même s’il ne s’agit pas d’une solution envisageable pour l’instant, espérant trouver un investisseur québécois, Doral International pourrait se voir contraint de quitter l’Amérique.

«Nous n’avons présentement aucun acheteur potentiel. Des groupes asiatiques et de Dubaï ont manifesté leur intérêt pour acheter les moules et le nom de l’entreprise pour déménager les installations de Grand-Mère. Cette option ne sera considérée qu’en tout dernier recours.»

D’ici deux semaines, 85 des 118 employés devraient être de retour au travail. En octobre dernier, ils avaient accepté un gel de salaire pour un an. Avec la faillite, c’est plus de 100 000$ en vacances qu’ils voient disparaître.

«C’est malheureux, mais ça fait parti des conséquences de la faillite. Si on regarde le carnet de commandes, l’avenir de l’usine de Grand-Mère est assuré jusqu’en septembre. Après, je ne sais pas. Je n’ai pas de boule de cristal. C’est trop loin dans le futur. Tout ce que je peux dire, c’est qu’on fait tous les efforts possibles pour que Doral demeure ici», a-t-il conclu.

Les bateaux Doral sont vendus dans 28 pays, notamment en Suisse, en Angleterre, en Espagne, à Dubaï, en Égypte et en Russie.

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