Grandes-Piles: une barrière controversée

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Par Sandra Lacroix

Il y a quelques semaines, la municipalité de Grandes-Piles a aménagé une barrière afin de contrôler le nombre de mises à l’eau sur la rivière Saint-Maurice à partir de son quai. Mais voilà, des commerçants du village se disent inquiets quant à la baisse d’achalandage qu’ils constatent et la survie de leurs commerces.

«La réputation de Grandes-Piles comme village touristique accueillant, réputation qui a été créée avec acharnement par des gens qui y croyaient, en prend pour son rhume», peut-on lire dans une lettre ouverte signée par six commerçants du village.

Marcel Dussault, commerçant de la municipalité, explique que la décision de fixer de tels tarifs et d’installer une barrière pour contrôler les mises à l’eau affecte énormément l’achalandage dans le village, portant un dur coup aux commerçants.

«Les gens nous boudent, ils vont se mettre à l’eau ailleurs et n’achètent rien ici. Et les quelques personnes qui arrêtent chercher un petit sac de glace ne se gênent pas pour nous le dire!», mentionne Marcel Dussault.

Rappelons que les tarifs imposés cette année pour mettre une embarcation à l’eau à Grandes-Piles sont de 20$ pour une chaloupe, 40$ pour un bateau et 80$ pour une motomarine.

Par ailleurs, le maire de Grandes-Piles, Jean-Pierre Ratelle, explique que cette mesure a été prise afin d’éviter l’achalandage exagéré et préserver le paysage unique qu’offre le petit village.

«Le village de Grandes-Piles c’est beaucoup plus que juste des bateaux. On vise le récréotouristique, mais on vise aussi une qualité de vie pour les citoyens. Le fait de mettre une barrière pour contrôler un peu plus l’accès et pour éviter l’achalandage exagéré, je pense que c’est de respecter les citoyens de Grandes-Piles», indique M. Ratelle, rappelant qu’une ristourne de 10$ est donnée avec une preuve d’achat dans la municipalité.

Éventuellement, d’autres mesures seront prises afin de restructurer complètement le front de la rivière, aménageant une partie plus récréotouristique et une autre réservée à la marina. «Notre priorité, c’est de donner accès au citoyen dans un environnement beau, chaleureux et accueillant pour les touristes», ajoute M. Ratelle.

Notons également que les plaisanciers adoptent de plus en plus la rivière Saint-Maurice, qui offre un plan d’eau navigable impressionnant et unique. Les marinas le constatent cette année, comptant un plus grand nombre de bateaux que dans les années antérieures.

Lisez l’intégrale de la lettre ouverte: Une vocation dite «touristique»?

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