La 50e ronde de Gilles Bourassa

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Par Bernard Lepage
La 50e ronde de Gilles Bourassa
Encore aujourd'hui

PASSION. Gilles Bourassa a eu une belle surprise il y a quelques jours lorsqu’il a reçu une belle montre de la Canadian Professionnal Golf Association (CPGA) pour souligner en 2015 ses 50 ans comme professionnel de golf. Il est l’un des 8 Canadiens cette année à mériter cet insigne honneur.

"Le golf, c’est ma vie", résume cet homme humble, reconnu pour n’avoir jamais cherché les feux de la rampe. Pourtant, difficile de passer sous silence ce chiffre magique de 50. Un demi-siècle de golf professionnel mais aussi 50 ans de chroniques – de La Voix de Shawinigan en 1965 à L’Hebdo du Saint-Maurice encore aujourd’hui – et 50 ans bientôt comme membre fondateur du Club Optimiste de Shawinigan-Sud.

Ces dates anniversaires ne pouvaient évidemment pas passées inaperçues et ses nombreux amis et sa sœur Jocelyne lui ont organisé un bien cuit mémorable vendredi dernier (4 septembre) au Fin Quartier à Shawinigan-Sud.

Harry Pidduck et Charlie Glass

Il s’en est passé des choses depuis que ce jeune garçon de 11 ans parcourait la distance à bicyclette entre le chalet familial des Bourassa aux Vieilles Forges jusqu’au Club Ki-8-Eb à Trois-Rivières. Là-bas, le professionnel du club, un Écossais pure laine du nom de Harry Pidduck, lui donne ses premières notions de golf.

"Il m’a tout appris: sur l’enseignement, sur la façon de diriger une boutique de golf, sur la réparation des bâtons, l’importance de bien accueillir les membres, les visiteurs afin qu’ils soient à l’aise. Un homme intransigeant qui ne laissait rien passer. C’était la bonne école, difficile mais efficace", se rappelle Gilles Bourassa. À cette époque des années 1950, le jeune garçon reçoit 50¢ pour agir comme caddy dans une ronde de 18 trous. Il devient même responsable de la quarantaine de caddys qui accompagne les golfeurs sur le terrain. "Je n’ai jamais autant appris que lorsque j’étais caddy et j’observais les golfeurs."

Celui qui a donné son nom à l’aréna de Shawinigan-Sud a ensuite fait ses classes en remplaçant Charlie Glass, le professionnel en charge du 9 trous à l’ancien club de golf de Shawinigan situé à l’endroit où se trouve aujourd’hui l’hôpital régional. Le reste fait partie de l’histoire, Gilles Bourassa deviendra officiellement en 1965 le professionnel du nouveau club de golf de Gabriel Buisson (Le Mémorial) durant plusieurs années avant de jouer le même rôle aux clubs de Saint-Gérard-des-Laurentides et de Grand-Mère.

"Le golf, c’est ma passion. C’est ma façon de transmettre aux autres ce que j’ai reçu de mon professeur, raconte-t-il. C’est le bonheur de me retrouver sur un terrain avec des amis. C’est la joie de revoir dans des tournois des golfeurs que j’ai côtoyés, rencontrés, encourager et qui viennent me saluer et me serrer la main. C’est également le bonheur de voir ce que Jocelyne a accompli comme joueuse et comme responsable des tournois. Je suis fier quand je vois les jeunes qui ont débuté comme porteurs de bâtons au club de golf atteindre des positions très avantageuses dans la vie. Ils ont été à la bonne école. C’est ma façon à moi de leur dire que je suis fier de les voir pratiquer ce sport très frustrant mais très formateur à tous les points de vue. Il faut souvent leur rappeler que le golf, ce n’est qu’un jeu…", termine-t-il.

La meilleure ronde à vie

En 1985, au Club de golf Alpin à Québec, Gilles Bourassa joue 7 sous la normale pour un 65 (normale 72), le record du terrain en compétition.

La plus grande déception à vie

En 1989, au Club de golf Ki-8-Eb à Trois-Rivières, lors du Championnat du Canada, Gilles Bourassa termine 2e en manquant un coup roulé de 3 pieds au #17 et un boguey au #18, pour perdre finalement par un coup derrière Adrien Bigras.

Meilleur golfeur professionnel

Ben Hogan: Non pas à cause de ses nombreuses victoires mais pour sa contribution à améliorer l’élan de golf. Il a été mentionné comme étant celui qui a introduit "la pratique du golf". Trouvez-vous un livre de Ben Hogan et vous serez un meilleur golfeur. Ben Hogan mentionne également que les gens pratiquent trop les longs coups et par le fait même, néglige les coups d’approche, les trappes de sable…

Le golf dans 20 ans?

Sans être trop pessimiste mais réaliste, les clubs ont besoin de relève. Ils doivent se tourner vers la famille pour attirer les jeunes. Il faut continuer d’aller dans les écoles, les inviter à venir suivre quelques cliniques pour les initier, les intéresser à un sport qui dure toute la vie. Il faut que tous les gens reliés à ce sport fasse un effort de plus pour promouvoir ce merveilleux sport qu’est le golf. Comment? On cherche encore des solutions.

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