La soie: un joyau économique et écologique

Par superadmin

ÉCONOMIE. Lentement, mais sûrement les premières récoltes de la plante d’asclépiade produite par l’entreprise Industries Encore 3 de Saint-Tite ont été amassées le mois dernier. Avec ce nouveau créneau, la région possède un joyau qui rime avec revenus et plus de 200 emplois projetés pour la région.

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En mars, on annonçait en grande pompe l’arrivée d’une usine visant à transformer l’asclépiade, cette soie du Québec, dans le quartier industriel de St-Tite. Cette production vise à répondre à la demande de divers clients du milieu manufacturier ou écologique.

C’est que l’asclépiade possède diverses propriétés recherchées comme l’isolation vestimentaire ou acoustique, l’absorption de pétrole ou encore la résistance à l’eau.

«Pour le moment, on tente d’établir nos récoltes, on fonctionne par essais. Il faut savoir que le rendement de production est atteint après huit ans. Avec nos 40 hectares, on n’a pas un volume industriel suffisant», explique Daniel Allard, président de Mékinac Nature et lui-même agriculteur.

Par contre, le projet fourni du travail à 30 fermes au Québec, dont la moitié ici à Mékinac et dans les environs. «Chaque contrat comprend 10 hectares de production et chaque 10 hectares représente la création de deux emplois», poursuit M. Allard.

Un équilibre à trouver entre l’offre et la demande

Si l’industrie est prospère et que le besoin est grand pour les dérivés de cette soie, le nerf de la guerre repose sur le travail agricole. «L’industrie avance rapidement, mais la réalité des agriculteurs est plus lente: on parle d’essais/erreur. À l’heure actuelle, si on possédait les 3000 hectares que l’on projette à moyen terme: ils seraient tous déjà vendus!»

Globalement, cette nouvelle industrie de la soie représente 36M$ dans l’économie de la région. De quoi intéresser bien des partenaires à s’intégrer à la vaste chaîne de production.

Chose certaine, M. Allard parle de ce créneau en expansion comme d’un projet unique au Québec et même ailleurs dans le monde. «C’est un heureux mélange à vocation économique, mais aussi écologique. Ça consolide des emplois et ça en créé chez nous», poursuit-il.

D’ailleurs, il semblerait que le dynamisme et l’audace des fermes du coin aient joué un rôle de premier plan. «C’est motivant pour eux, pour nous. On s’amuse, mais aussi on augmente le revenu des fermes!»

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